Le Président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, célèbre un sacre historique du Sénégal à la CAN 2025 tout en dénonçant une décision de la Confédération africaine de football qui, selon lui, ne saurait effacer la vérité du terrain.
Dans une déclaration empreinte de solennité, Malick Ndiaye a magnifié la victoire du Sénégal à la Coupe d’Afrique des nations 2025, qu’il érige en symbole d’une nation résiliente et déterminée. Pour le Président de l’Assemblée nationale, ce triomphe dépasse largement le cadre sportif et s’inscrit dans une dynamique historique portée par la volonté d’un peuple « qui refuse de plier ».
Revenant sur la finale, il décrit une équipe sénégalaise animée par une détermination sans faille, soulignant que « rien ne leur a été donné, tout a été arraché ». Une manière de rappeler que ce sacre est le fruit d’un engagement total, où chaque effort consenti traduit la force collective et l’esprit combatif des Lions.
Au-delà de la performance sportive, Malick Ndiaye insiste sur la portée symbolique de cette victoire. Selon lui, le Sénégal n’a pas seulement remporté un trophée, mais a démontré que la persévérance, la discipline et la solidarité peuvent triompher de toute adversité. « Cette équipe a porté l’âme d’un peuple debout », affirme-t-il, évoquant une nation fière et déterminée à écrire son propre destin.
Dans le même élan, il n’a pas manqué d’évoquer la situation des supporters sénégalais toujours détenus au Maroc, appelant à leur apporter soutien et justice. Pour lui, la mobilisation nationale doit être à la hauteur de l’engagement manifesté sur le terrain, afin que leur cause soit entendue avec la même exigence.
Mais cette exaltation est tempérée par une critique ferme de la décision de la Confédération africaine de football, intervenue plusieurs semaines après la finale. Qualifiant cette décision d’ombre portée sur un sacre légitime, il affirme qu’elle ne saurait altérer la réalité d’une victoire acquise « avec courage et détermination ».
Le Président de l’Assemblée nationale se veut toutefois résolu : l’État du Sénégal, assure-t-il, mènera ce combat avec la même ténacité que ses Lions, refusant toute forme de renoncement. Il inscrit ainsi cette affaire dans une perspective plus large, plaidant pour une transformation du football africain.
« L’Afrique du football ne doit plus subir. Elle doit décider », martèle-t-il, appelant à une véritable révolution dans la gouvernance du sport continental. Une prise de position forte qui fait de cette affaire non seulement une question de justice sportive, mais aussi un enjeu d’affirmation pour tout un continent.
