Le lancement de la Semaine nationale de la jeunesse, à Thiès, a donné lieu à une adresse solennelle du maire Babacar Diop, qui a magnifié à la fois l’engagement de la jeunesse sénégalaise et l’attention particulière accordée par les plus hautes autorités à la capitale du rail.
Devant les autorités administratives, les acteurs de jeunesse et une forte mobilisation populaire, l’édile a mis en avant le rôle central de la jeunesse dans la refondation du Sénégal, tout en saluant l’attention soutenue de l’État envers la capitale du rail.
Dès l’entame de son propos, Babacar Diop a relevé le caractère exceptionnel de la séquence politique que vit Thiès, avec la présence annoncée à deux reprises du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, dans un intervalle de quelques jours. Une marque d’estime que le maire a interprétée comme le signe d’un attachement particulier à cette ville stratégique, appelée à accueillir la célébration de l’indépendance nationale.
Revenant sur le choix de Thiès pour abriter cette édition de la Semaine nationale de la jeunesse, il a salué une décision « juste et méritée », présentant sa ville comme un haut lieu de patriotisme et d’engagement historique. « Tous les chemins mènent à Thiès », a-t-il lancé, décrivant une cité qui incarne, selon lui, l’essence même du Sénégal dans ses valeurs les plus nobles.
Au cœur de son intervention, le maire a développé un plaidoyer appuyé en faveur d’un réarmement moral et civique de la jeunesse. Dans un contexte qu’il juge marqué par une fragilisation des repères et une érosion du sens citoyen, Babacar Diop a insisté sur la nécessité de bâtir une nation d’abord sur des valeurs solides avant toute infrastructure matérielle. « La force d’une nation repose sur la solidité de ses valeurs », a-t-il soutenu, appelant à une reconstruction éthique fondée sur le vivre-ensemble, la paix et la concorde.
S’adressant directement aux jeunes, il a exalté leur potentiel et leur rôle déterminant dans l’avenir du pays. Il les a invités à conjuguer héritage spirituel et modernité, en puisant dans les enseignements de figures religieuses majeures comme Cheikh Ahmadou Bamba, El Hadj Malick Sy, Cheikh Ibrahima Niass et Hyacinthe Thiandoum. Pour lui, cet ancrage spirituel constitue un levier essentiel pour affronter les défis contemporains, notamment ceux liés à la technologie et à la quête de dignité.
Le maire de Thiès a également mis en avant la dimension symbolique de cette semaine, qu’il a décrite comme une « école de civisme et de patriotisme ». Il a salué, dans cette perspective, les performances de l’équipe nationale de football, érigée en modèle d’engagement et de dépassement de soi, capable de porter haut les couleurs du Sénégal sur la scène internationale.
Enfin, en lien avec le thème de l’olympisme, Babacar Diop a insisté sur les valeurs universelles du sport – excellence, respect, endurance – qu’il considère comme essentielles à l’épanouissement d’une jeunesse « vaillante et conquérante ».
Clôturant son allocution sur une note de reconnaissance, il a réitéré ses remerciements au Président de la République pour l’attention accordée à Thiès, tout en réaffirmant la singularité de la ville : « insoumise mais jamais ingrate », une formule forte qui résume l’équilibre entre fierté locale et loyauté institutionnelle.
