JOJ 2026 : L’ANCRAGE TERRITORIAL ÉRIGÉ EN PRIORITÉ STRATÉGIQUE

À l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026, la dynamique de préparation s’intensifie autour d’un enjeu clé : l’ancrage territorial de l’événement. L’ONG Taataan, spécialisée dans l’appui aux collectivités, insiste sur la nécessité d’une mobilisation accrue des acteurs locaux pour garantir un héritage durable.

« Tout ce qui va se faire se fera dans les territoires », a martelé Oumar Wade, président de l’ONG, lors d’un atelier d’information et de co-construction organisé en partenariat avec l’Association des Départements du Sénégal (ADS). La rencontre a réuni élus territoriaux, acteurs de la décentralisation et représentants du Comité d’organisation des JOJ (COJOJ).

Une approche territoriale assumée

Au cœur des échanges : la volonté de repositionner les collectivités territoriales comme piliers opérationnels des JOJ. Selon les initiateurs, ces dernières disposent de compétences stratégiques en matière de jeunesse, de sport, de culture et de formation professionnelle.

L’atelier visait ainsi un triple objectif : informer, co-construire et clarifier les responsabilités. Une démarche qui s’inscrit dans une logique de territorialisation des politiques publiques, perçue comme un levier structurant du développement national.

Dans cette perspective, Taataan a accompagné l’ADS afin de permettre aux 46 départements du Sénégal de mieux s’approprier les enjeux des Jeux et d’interagir efficacement avec le COJOJ.

Vers un héritage durable

Au-delà de la compétition sportive, les JOJ sont envisagés comme un catalyseur de transformation sociale et économique. « Il ne s’agit pas seulement des Jeux, mais aussi de ce qui va rester après », souligne Oumar Wade, insistant sur la nécessité de traduire cet événement en opportunités concrètes pour les jeunes.

Cette ambition s’est traduite par l’élaboration d’un programme d’intervention et la signature d’une convention entre les parties prenantes. Objectif : structurer l’implication des territoires et poser les bases d’un héritage pérenne.

La prochaine étape consistera à accompagner les collectivités dans la mise en œuvre opérationnelle de cette convention, à travers des plans d’action mesurables mobilisant expertise et ingénierie.

Trois pôles, une ambition nationale

Les JOJ Dakar 2026 s’articuleront autour de trois principaux sites : Dakar, Diamniadio et Saly, chacun avec des infrastructures et disciplines spécifiques.

À Dakar, plusieurs sites emblématiques accueilleront les compétitions, notamment le Tour de l’Œuf, le stade Iba Mar Diop et la Corniche Ouest. Diamniadio, véritable hub infrastructurel, abritera notamment le village olympique ainsi que des disciplines majeures réparties entre la Dakar Arena, le stade Abdoulaye Wade et le centre des expositions.

Saly, de son côté, concentrera les épreuves nautiques et de plage, confirmant la dimension territoriale et multisite de l’événement.

Un enjeu d’image et d’attractivité

Pour les acteurs engagés, les JOJ représentent une opportunité stratégique pour renforcer l’attractivité du Sénégal, promouvoir son image à l’international et stimuler les investissements au bénéfice des territoires.

« Si tous les territoires du Sénégal sont développés, le Sénégal est développé », a conclu Oumar Wade, résumant l’ambition d’un événement pensé comme un levier d’équilibre territorial et de croissance inclusive.