En marge de la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, le Sénégal et la Sierra Leone ont officialisé, ce jour, un traité de coopération dans les secteurs des mines et de l’énergie. La signature s’est tenue sous la présidence des chefs d’État Bassirou Diomaye Faye et Julius Maada Bio, également président en exercice de la CEDEAO. Le document a été signé, pour la partie sénégalaise, par le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, et, pour la Sierra Leone, par le ministre des Mines et des Ressources minérales, Julius Daniel Mattai.
Au plan stratégique, cet accord s’inscrit dans une logique de consolidation des partenariats intra-africains autour de secteurs à forte valeur ajoutée. Il traduit une volonté partagée de structurer une gouvernance plus intégrée des ressources minières et énergétiques, dans un contexte marqué par les enjeux de souveraineté économique et de transition énergétique.
Dans son intervention au forum, le président sénégalais a d’ailleurs réaffirmé l’ambition de faire des ressources naturelles un levier de transformation structurelle. En ligne de mire : une meilleure valorisation locale, le développement de chaînes de valeur régionales et un repositionnement des États africains dans la maîtrise de leurs richesses.
En unissant leurs capacités techniques et institutionnelles, Dakar et Freetown entendent ainsi renforcer leur coopération bilatérale, tout en contribuant à une dynamique plus large d’intégration régionale. Une démarche qui s’aligne avec les orientations de la CEDEAO en matière de développement coordonné des ressources stratégiques.
Ce traité marque, en creux, une évolution des paradigmes : celui d’une Afrique qui ambitionne de piloter elle-même l’exploitation et la transformation de ses ressources, dans une logique de création de valeur durable et partagée.
