Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a procédé, ce jeudi 21 mai 2026 au Palais de la République, au lancement du premier cycle des consultations de la Journée nationale du dialogue. Dans ce cadre, le Chef de l’État a successivement reçu quatre anciens Premiers ministres de la République : Cheikh Hadjibou Soumaré, Abdoul Mbaye, Aminata Touré et Amadou Ba.
Cette première phase de concertation s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir une gouvernance fondée sur l’écoute, le dialogue et la participation des différentes sensibilités ayant contribué à la conduite des affaires publiques nationales.
Les personnalités reçues ont exercé les fonctions de Premier ministre à différentes périodes de l’histoire institutionnelle récente du Sénégal. Cheikh Hadjibou Soumaré a dirigé le Gouvernement de juin 2007 à avril 2009 sous la présidence d’Abdoulaye Wade. Abdoul Mbaye a occupé la Primature entre avril 2012 et septembre 2013 sous Macky Sall, avant d’être remplacé par Aminata Touré, en fonction de septembre 2013 à juillet 2014. Amadou Ba a, pour sa part, assuré les fonctions de Premier ministre de septembre 2022 à octobre 2023.
Selon la Présidence de la République, les échanges ont porté sur la situation économique, sécuritaire et institutionnelle du pays, dans un contexte international marqué par de nombreuses incertitudes. Les anciens chefs de Gouvernement ont salué la démarche du Président de la République et partagé leurs analyses sur les défis auxquels le Sénégal est confronté.
À travers cette initiative, le Chef de l’État entend valoriser l’expérience des anciens responsables gouvernementaux au service du renforcement des institutions et de la consolidation de la cohésion nationale. La Présidence souligne que les responsabilités exercées à la tête du Gouvernement constituent une expérience d’État qui transcende les appartenances politiques et participe de la continuité républicaine.
Cette orientation s’inscrit dans la continuité des engagements formulés par Bassirou Diomaye Faye depuis son accession à la magistrature suprême le 2 avril 2024. Le Chef de l’État avait alors placé l’écoute, la concertation et le dialogue au cœur de sa méthode de gouvernance.
Le 28 mai 2025, lors de l’ouverture de la deuxième édition de la Journée nationale du dialogue consacrée au système politique, le Président de la République avait davantage précisé cette vision. Il avait notamment insisté sur la nécessité d’institutionnaliser le dialogue en dehors des périodes de crise afin de favoriser une construction collective de l’avenir national.
« C’est toute la vertu d’un dialogue organisé en temps de paix, non pas donc pour juguler une tension socio-politique stressante pour toute la collectivité, mais pour écrire, ensemble, des pages encore plus belles de notre récit politique national », avait déclaré le Chef de l’État.
Le Président de la République avait également rappelé que cette dynamique de concertation devait associer l’ensemble des forces vives de la Nation, notamment les autorités religieuses et coutumières, les organisations syndicales, la société civile ainsi que la communauté universitaire.
À travers cette nouvelle série de consultations, le Chef de l’État entend renforcer les mécanismes de dialogue institutionnel et consolider une approche inclusive dans la conduite des politiques publiques et des réformes nationales.
