Élu avec 132 voix à l’issue du vote des députés, Ousmane Sonko devient le 14e président de l’Assemblée nationale du Sénégal. L’ancien chef du gouvernement succède à Malick Ndiaye, démissionnaire dimanche dernier. Lors de sa première prise de parole devant les parlementaires, il a mis en avant son expérience politique et ses priorités en matière de gouvernance.
Une large majorité pour Ousmane Sonko
L’Assemblée nationale du Sénégal a un nouveau président. À l’issue du scrutin organisé ce mardi, les députés ont porté leur choix sur Ousmane Sonko, qui a obtenu 132 voix favorables.
Avec cette élection, l’ancien Premier ministre devient le 14e président de l’institution parlementaire sénégalaise. Il succède à Malick Ndiaye, qui avait annoncé sa démission de la présidence de l’Assemblée nationale quelques jours auparavant.
Un discours axé sur la gouvernance et les réformes
Après son installation comme député puis son élection à la tête de l’institution, Ousmane Sonko a pris la parole devant les parlementaires réunis en séance.
Dans son intervention, il est revenu sur son passage à la Primature, mettant en avant les réformes engagées durant son mandat. « Hier encore, j’étais à la tête du gouvernement », a-t-il rappelé, évoquant notamment les efforts menés pour « la transparence de la dette », « la renégociation des contrats » ainsi que « le refus de certaines restructurations ».
Le nouveau président de l’Assemblée nationale a également insisté sur les initiatives entreprises dans le cadre du redressement économique et social du pays. Il a cité parmi ses priorités « davantage de justice », « la protection de la société », « la maîtrise du coût de la vie » et « la lutte contre la corruption ».
Une expérience politique mise en avant
Au cours de son allocution, Ousmane Sonko a souligné le parcours qui, selon lui, constitue un atout pour ses nouvelles fonctions.
« J’ai été député pendant cinq ans. J’ai également exercé les fonctions de maire avant d’être Premier ministre », a-t-il déclaré, estimant que cette expérience politique, associée à sa « connaissance des dossiers », lui permettra de conduire efficacement sa mission à la tête du Parlement.
Hommage à son prédécesseur
Le nouveau président de l’Assemblée nationale a enfin rendu hommage à son prédécesseur, Malick Ndiaye, saluant le travail accompli à la tête de l’institution.
Selon lui, ce dernier a contribué à la modernisation du Parlement tout en renforçant « le concept de diplomatie parlementaire ».
