FADP 2026 : LES DEMANDES DE FINANCEMENT OUVERTES DU 29 JUILLET AU 15 SEPTEMBRE POUR LES MÉDIAS

Le Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) lance officiellement sa campagne de financement au titre de l’exercice 2026. Le Conseil de gestion du Fonds informe les entreprises de presse, les radios communautaires et les acteurs concernés que les demandes de financement sont ouvertes du 29 juillet au 15 septembre 2026, délai de rigueur.

Dans un communiqué rendu public par le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, les structures de presse intéressées sont invitées à déposer leurs dossiers selon deux modalités. Elles peuvent effectuer leurs démarches en ligne à travers la plateforme Déclaration Médias Sénégal (DMS), accessible à l’adresse declarationmedias.sec.gouv.sn, ou déposer leurs demandes en format physique auprès du Secrétariat de la Direction de la Communication, situé à la Cité Keur Gorgui, Immeuble Y21, 4ᵉ étage, du mardi au jeudi, entre 11 heures et 16 heures.

Les entreprises de presse et les radios communautaires déjà enregistrées sur la plateforme DMS sont également appelées à procéder à une mise à jour de leurs informations avant la transmission de leurs demandes de financement.

Des critères d’éligibilité encadrés par la réglementation

L’accès au FADP reste soumis aux conditions prévues par les décrets n°2021-171 et n°2021-178 du 27 janvier 2021, fixant respectivement les avantages et obligations des entreprises de presse ainsi que les modalités d’organisation et de fonctionnement du Fonds.

Sont concernés par ce dispositif les entreprises de presse écrite, les entreprises de presse en ligne et les entreprises de communication audiovisuelle régulièrement constituées et exerçant leurs activités sur le territoire national.

Le Fonds prévoit également des appuis au profit de plusieurs acteurs du secteur, notamment l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), l’organe d’autorégulation, les radios associatives ou communautaires, les journalistes et techniciens des médias dans le cadre de la formation continue, ainsi que la Commission de la Carte nationale de presse.

Pour les entreprises de presse, les conditions d’accès portent notamment sur la régularité administrative, la composition de l’équipe rédactionnelle, le respect des obligations sociales et professionnelles, ainsi que la création d’au moins cinq emplois permanents avec des justificatifs conformes aux exigences du Code du travail.

Les entreprises audiovisuelles doivent également fournir une attestation de l’organe de régulation certifiant qu’au moins 30 % de leurs programmes sont consacrés à la promotion des valeurs et de la diversité culturelles nationales.

Des exigences sur la viabilité et la régularité des médias

Le FADP exige aussi des entreprises candidates qu’elles soient à jour de leurs obligations fiscales et sociales, qu’elles respectent la convention collective en vigueur et qu’elles se conforment aux règles relatives aux droits d’auteur et droits voisins.

Pour la presse écrite, les structures doivent justifier une parution régulière ainsi qu’une diffusion moyenne minimale de 3 000 exemplaires par jour pour les quotidiens et 2 000 exemplaires pour les hebdomadaires, mensuels et trimestriels.

Concernant les radios communautaires, les conditions d’éligibilité reposent notamment sur leur constitution régulière, l’existence d’un compte bancaire, d’un siège social et le respect des conventions et cahiers des charges en vigueur.

Un dossier soumis à plusieurs pièces justificatives

Le dossier de demande doit comprendre plusieurs documents, parmi lesquels un formulaire de demande adressé à l’administrateur du FADP, les pièces constitutives de l’entreprise, les quitus fiscaux et sociaux, un justificatif du siège social, un descriptif du projet à financer, un relevé d’identité bancaire ainsi qu’un engagement sur l’utilisation des fonds conformément aux activités de l’entreprise.

Le Conseil de gestion recommande par ailleurs aux entreprises de presse de joindre la copie de la carte nationale de presse de chaque journaliste et technicien des médias, conformément aux critères d’évaluation des dossiers.