Deuxième temps fort de la matinée du Chef de l’État avec le secteur privé américain, l’audience accordée au U.S.-Africa Business Center a été l’occasion de rappeler pourquoi le Sénégal mérite la confiance des investisseurs et ce que le pays attend d’eux.
Quelques minutes après avoir reçu Cybastion, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a accueilli ce lundi 14 septembre 2026 à Washington une délégation de la Chambre de Commerce des États-Unis. Elle était conduite par Madame Kendra Gaither, Présidente du U.S.-Africa Business Center, accompagnée de son Vice-Président, Dr Guevera Yao, et de dirigeants d’entreprises américaines, parmi lesquelles Motorola Solutions et Kosmos Energy.
Avec des millions d’entreprises membres, une présence dans les cinquante États américains et dans plus de cent pays, et un réseau de chambres de commerce à l’étranger dont celle du Sénégal, l’organisation est la première voix du patronat américain. Son intérêt pour le Sénégal ne date pas d’hier.
Une relation entretenue depuis juillet 2025
La Chambre avait reçu le Chef de l’État à Washington en juillet 2025, puis poursuivi les échanges à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Depuis, elle a continué de mobiliser ses membres autour des priorités économiques du pays, en particulier dans l’énergie, la santé et le numérique. Le Président de la République a salué cette fidélité, précieuse pour un pays qui cherche des partenaires de long terme plutôt que des opportunistes de passage.

Pourquoi le Sénégal
Le Chef de l’État a pris le temps d’exposer les raisons qui font du Sénégal une destination sûre pour l’investissement. Une démocratie éprouvée, des institutions stables, un État de droit qui protège les contrats, une économie de marché ouverte. Et une géographie souvent oubliée, Dakar se trouve à sept ou huit heures de vol des États-Unis, plus près que bien des capitales africaines. L’Atlantique, a-t-il fait valoir, unit les deux pays plus qu’il ne les sépare.
Le Président a ensuite abordé sans détour la situation économique. Dès son arrivée, son Gouvernement a fait le choix de dire la vérité sur l’état des finances publiques et d’engager les mesures nécessaires pour les assainir.
L’accord technique conclu avec le Fonds monétaire international vient récompenser cette rigueur et ouvre les perspectives d’un programme économique et financier qui redonne au Sénégal la confiance de ses partenaires. Aux investisseurs, ce message dit une chose, le pays a fait le plus difficile et repart sur des bases saines.

Ce que le Sénégal attend des entreprises américaines
Le Chef de l’État a réaffirmé sa conviction qu’un partenariat durable entre le Sénégal et les États-Unis se construit par le commerce et l’investissement, dans la continuité des résultats obtenus avec le Millennium Challenge Account et l’AGOA. Il a invité les entreprises américaines à s’engager dans les secteurs prioritaires du pays, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, la santé et le numérique, où les projets rentables pour l’investisseur sont aussi ceux qui changent la vie des Sénégalais, par les emplois qualifiés qu’ils créent, les compétences qu’ils transmettent et les services qu’ils rendent accessibles.
La Chambre de Commerce des États-Unis a réaffirmé l’intérêt de ses membres pour le marché sénégalais et sa disponibilité à contribuer à des partenariats public-privé solides.
D’audience en audience, le fil reste le même. Un Chef de l’État qui ne se contente pas de constater les difficultés du pays mais va chercher, auprès de ceux qui investissent et qui financent, les moyens de les surmonter.

