Le Directeur de l’Automatisation des Fichiers (DAF), le Commissaire de Police Principal Ibrahima Dieng, revient sur l’attaque informatique ayant ciblé ses services. Il reconnaît l’existence d’une intrusion, mais assure que les données des Sénégalais, notamment celles liées aux cartes nationales d’identité et au fichier électoral, sont demeurées intactes. Il affirme par ailleurs que le dispositif de sécurité de la DAF a été renforcé depuis l’incident.
La cyberattaque ayant ciblé les systèmes de la Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF) continue de susciter des interrogations au sein de l’opinion publique. Face aux préoccupations relatives à la sécurité et à l’intégrité des données personnelles des Sénégalais, le Directeur de la DAF, le Commissaire de Police Principal Ibrahima Dieng, a apporté des précisions sur la situation des données après l’incident, lors de son passage dans l’émission « Salam Sénégal » de RSI.
Interrogé sur l’état des données à la suite de cette attaque informatique, le responsable a reconnu qu’une intrusion avait effectivement été enregistrée au niveau de la DAF. Il assure toutefois que cet incident n’a pas entraîné de compromission des données.
Une intrusion reconnue, des données déclarées intactes
« Les données des Sénégalais n’ont pas été compromises par l’attaque informatique », a affirmé Ibrahima Dieng, tout en précisant qu’il ne niait pas l’existence de l’attaque.
Selon le Directeur de la DAF, il y a bien eu une intrusion informatique, mais celle-ci n’aurait pas affecté l’intégrité des données détenues par ses services.
Au lendemain de l’incident, le responsable indique avoir pris la parole à travers un communiqué afin de rassurer les Sénégalais sur la préservation de leurs données. Il souligne que leur caractère intact a notamment permis à la DAF de reprendre ses opérations quelque temps après l’attaque.
Le fichier électoral et les données d’identité déclarés intacts
Dans ses explications, Ibrahima Dieng affirme également que le fichier électoral demeure disponible, intègre et intact. Il en serait de même, selon lui, pour les données relatives aux cartes nationales d’identité.
Cette déclaration vise notamment à rassurer les citoyens sur l’intégrité des informations contenues dans les principaux fichiers administrés par la DAF.
« L’attaque informatique a effectivement existé, mais elle n’a pas compromis nos données », a-t-il réaffirmé, invitant ainsi les Sénégalais à ne pas céder aux inquiétudes liées à l’incident.
Un dispositif de sécurité renforcé
Au-delà de la question de l’intégrité des données, le Directeur de l’Automatisation des Fichiers assure que des mesures ont été prises depuis l’attaque afin de renforcer le dispositif de sécurité informatique de la structure.
Ibrahima Dieng se veut toutefois prudent quant à la possibilité d’éliminer totalement les risques. Il rappelle qu’aucun système informatique, même dans les pays disposant des technologies les plus avancées, ne peut être considéré comme totalement à l’abri d’une cyberattaque.
Pour le responsable de la DAF, l’enjeu réside donc dans le renforcement permanent des mécanismes de protection et dans la capacité à prévenir, détecter et contenir les éventuelles intrusions.
La DAF entend renforcer la protection des données
La cyberattaque aura ainsi conduit la Direction de l’Automatisation des Fichiers à renforcer son dispositif de sécurité. Si l’incident est reconnu, le Commissaire de Police Principal Ibrahima Dieng soutient qu’il n’a pas compromis les données des Sénégalais.
Le responsable insiste ainsi sur deux éléments : l’existence réelle de l’intrusion informatique et, selon les vérifications évoquées par ses services, l’intégrité préservée des données.
