À la veille de la rentrée scolaire, prévue ce lundi 12 octobre, les risques de pluies et d’inondations continuent de susciter des inquiétudes. Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, le directeur exécutif de la COSYDEP, Cheikh Mbow, estime que la réponse doit être adaptée à la situation de chaque académie, tout en garantissant la continuité de l’éducation.
Selon lui, les prévisions météorologiques annoncent encore d’importantes pluies, ce qui pourrait compliquer la reprise des cours dans les établissements déjà affectés par les inondations. « Jusqu’à présent, il y a un risque de pluies et d’inondations », souligne-t-il, rappelant que ces difficultés avaient motivé le report de la rentrée.
Pour Cheikh Mbow, il ne s’agit toutefois pas d’appliquer une réponse uniforme à l’ensemble du territoire. Il préconise d’évaluer la situation au cas par cas, en tenant compte des réalités de chaque académie et de l’ampleur des dégâts. Dans les zones où la reprise en présentiel reste difficile, des solutions alternatives, notamment l’enseignement à distance, pourraient être envisagées.
Le responsable de la COSYDEP rappelle que des expériences similaires ont été menées lors des crues du fleuve à Matam. « L’école peut être en vacances, mais pas l’éducation », insiste-t-il, plaidant pour des dispositifs permettant aux élèves de poursuivre leurs apprentissages malgré les contraintes climatiques.
Face à ces difficultés, Cheikh Mbow estime qu’il devient nécessaire de dépasser les reports successifs et de privilégier des réponses adaptées aux réalités locales. L’enjeu, selon lui, est de préserver la sécurité des élèves et des enseignants sans interrompre durablement la continuité pédagogique.
