Le monde universitaire sénégalais traverse une période de fortes tensions. Dans un communiqué, le Collectif des Amicales, qu’il présente comme la structure suprême de représentation estudiantine, alerte sur une situation qu’il juge « alarmante » et appelle à des discussions sincères entre les différentes parties prenantes.
Le collectif reproche aux autorités d’adopter une logique d’imposition dans la prise de décisions, affirmant que plusieurs rencontres se sont tenues sans la participation de la communauté estudiantine. Il dénonce également la réouverture progressive des campus sociaux, avec l’exclusion de deux pavillons qui accueillaient plus de 2 000 étudiants.
Face à cette situation, le Collectif des Amicales formule plusieurs exigences : la levée des suspensions des amicales, qu’il qualifie de décision illégale et susceptible de recours devant la Cour suprême ; la réouverture des assises pour engager des discussions franches sur les réformes universitaires ; la prise en charge des blessés et la réouverture de tous les pavillons afin de garantir l’égalité de traitement entre étudiants.
Le collectif indique par ailleurs suivre de près les enquêtes visant à faire la lumière sur le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba.
Tout en réaffirmant son attachement au dialogue, le Collectif des Amicales invite les étudiants à attendre son communiqué officiel avant tout retour dans les campus. Il se dit ouvert aux discussions avec les autorités, mais rejette toute « imposition d’une pensée unique ».
