EMPRUNTS : LE SÉNÉGAL REJETTE LES ACCUSATIONS ET APPORTE DES CLARIFICATIONS

Le gouvernement du Sénégal, à travers le ministère des Finances et du Budget, a réagi à un article du Financial Times évoquant des emprunts « en secret » via des « montages opaques », en apportant des précisions sur sa stratégie de financement et en rejetant toute accusation d’opacité.

Dans sa mise au point, l’État indique que la mobilisation des ressources publiques repose sur une stratégie formalisée dans la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme (Sdmt). Celle-ci prévoit une diversification des sources de financement, aussi bien en monnaie locale qu’en devises étrangères, renseigne Le Soleil.


Selon la source, les autorités expliquent que, sur le marché régional, le Sénégal, comme les autres États de l’Union, travaille à élargir la base des investisseurs dans les titres publics. L’objectif est notamment d’attirer des investisseurs institutionnels internationaux afin de renforcer la profondeur et la liquidité du marché financier.


Selon le ministère, les financements sont levés à travers des adjudications publiques de titres d’État en monnaie locale. Les investisseurs étrangers participent à ces opérations via des mécanismes de change pour mobiliser des ressources en FCfa, puis peuvent procéder à des opérations inverses à l’échéance, conformément aux pratiques du marché.

Le gouvernement souligne que ces opérations s’inscrivent strictement dans le cadre du plan de financement de l’État et dans les plafonds autorisés par les lois de finances. Les émissions réalisées en 2025 relèvent, selon lui, d’une logique de diversification des instruments de financement et ont été conduites conformément au calendrier du Trésor.

Les autorités ajoutent que l’ensemble des opérations est intégré au plan de financement 2025, régulièrement partagé avec les partenaires techniques et financiers, dont le Fonds monétaire international (Fmi), avec lequel des échanges ont eu lieu sur ces mécanismes.