Le Guédiawaye FC hausse le ton. Dans un communiqué rendu public, le club de la banlieue dakaroise exprime sa « profonde indignation » après les décisions prises à la suite des violences survenues le week-end dernier, en marge de sa rencontre contre l’AS Pikine.
Tout en condamnant fermement les actes de violence, le club estime que le traitement du dossier par la ligue soulève « une incompréhension majeure » et met en évidence de « sérieuses défaillances » dans la conduite de la procédure.
Parmi les griefs avancés, le Guédiawaye FC pointe notamment l’absence d’une enquête contradictoire, le non-respect de la présomption d’innocence, ainsi qu’une « précipitation injustifiée » dans la prise de sanctions. Le club évoque également un manque de rigueur dans l’identification des responsabilités.
Le communiqué insiste sur ce que le club considère comme une incohérence majeure : la ligue aurait reconnu ne pas être en mesure d’identifier les auteurs des violences, allant jusqu’à déposer plainte contre X, tout en sanctionnant simultanément le Guédiawaye FC.
« On ne peut affirmer ne pas connaître les responsables et, dans le même temps, désigner un coupable », déplore le club, qui y voit une atteinte à ses droits fondamentaux et une entorse aux principes d’équité.
Responsabilité contestée
Autre point soulevé : le lieu des incidents. Selon le Guédiawaye FC, les faits se sont déroulés sur la voie publique, en dehors de l’enceinte sportive et donc hors de son champ de contrôle organisationnel.
Dans ce contexte, le club juge « préoccupant » le précédent que constituerait une responsabilité imputée sans preuves tangibles, dénonçant une décision davantage dictée par « l’émotion et la pression conjoncturelle » que par les faits établis.
Le Guédiawaye FC rappelle également le décès tragique de son supporter Mame Cheikh Ndour, victime de violences similaires dans le passé. Un drame qui, selon le club, n’avait pas suscité de réponses institutionnelles à la hauteur, alimentant aujourd’hui un sentiment de traitement inéquitable.
Vers des recours
Attaché aux valeurs de paix et de fair-play, le club affirme rejeter toute forme de violence, mais refuse d’endosser une responsabilité qu’il juge infondée.
En conséquence, le Guédiawaye FC annonce son intention d’engager toutes les voies de recours nécessaires, de saisir les instances compétentes et de prendre l’opinion publique à témoin.
Au-delà de ce dossier, le club appelle à une réforme plus large de la gouvernance des compétitions, plaidant pour une gestion « rigoureuse, équitable et transparente » des situations de crise, condition essentielle, selon lui, à la crédibilité du football national.
