La Semaine nationale de la femme a été officiellement lancée, dimanche 1er mars 2026, à Mbour. À la tribune, la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Maïmouna Dièye, a réaffirmé la volonté du gouvernement d’intensifier les initiatives en faveur de l’autonomisation économique des femmes et de la formalisation de leurs activités.
Placée sous le thème « Plan de redressement économique et social : Jubbanti Koom, les femmes en action », l’édition 2026 se veut, selon la ministre, un temps fort de réflexion, de mobilisation et d’engagement collectif. «

Cette semaine marque un temps fort de réflexion, de mobilisation et surtout d’engagement collectif en faveur des droits, de la justice et de l’action pour toutes les femmes et les filles », a-t-elle déclaré devant un parterre composé d’autorités administratives, de parlementaires, d’élus territoriaux et de représentantes d’associations féminines des trois départements de la région.
Pour Maïmouna Dièye, la transformation du Sénégal ne saurait se concevoir sans une implication active des femmes. Le thème retenu rappelle que « la transformation du Sénégal se fera avec les femmes, par les femmes, pour les femmes ». Elle a ainsi présenté cette semaine comme « un espace de co-construction », invitant les participantes à exprimer leurs besoins et à identifier les actions prioritaires qui figureront dans un mémorandum national issu des consultations prévues dans les huit pôles territoriaux.
Ce document, a-t-elle précisé, constituera une véritable feuille de route destinée à garantir la pleine contribution des femmes à la promesse de prospérité à la base inscrite dans le plan « Jubbanti Koom ».

Dans un contexte de conjoncture économique exigeante, la ministre a rappelé que le Sénégal a fait le choix de prioriser l’opérationnalisation de ce plan de redressement, en reconnaissant le rôle moteur des femmes dans la dynamique de développement.
Au-delà des déclarations d’intention, la Semaine nationale de la femme se présente comme un levier d’action. La ministre a mis l’accent sur l’intégration des femmes dans des chaînes de valeur à forte valeur ajoutée, ainsi que sur leur professionnalisation dans des secteurs porteurs, y compris ceux liés à l’économie bleue et à la gestion portuaire. Elle a également annoncé des programmes dédiés au renforcement des compétences techniques et technologiques, ainsi que des mesures facilitant l’accès des Petites et moyennes entreprises féminines aux marchés publics.
Saluant le « plein potentiel pour l’autonomisation des femmes et des filles » que recèle la région de Thiès, Mme Dièye a assuré que cette dernière figure au cœur des priorités de son département pour l’année en cours. Cette orientation inclut le renforcement de la protection de l’enfance, le soutien à la résilience des ménages vulnérables et la mise en œuvre du projet national d’autonomisation des femmes.

De leur côté, les représentantes des organisations féminines de la région ont plaidé pour une meilleure prise en compte de leurs réalités quotidiennes. Elles ont notamment évoqué les difficultés liées à l’accès au foncier, à l’approvisionnement en eau en milieu rural, à la participation à la vie politique et à l’obtention de financements adaptés.
Elles ont également insisté sur la nécessité de formations structurantes permettant de transformer leurs savoir-faire en opportunités économiques durables.
