À quelques mois des Jeux olympiques de la jeunesse, Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, le Sénégal affine son architecture juridique pour sécuriser l’exploitation des droits liés à l’événement. À Dakar, un atelier régional stratégique consacré au contentieux de la propriété intellectuelle appliqué aux manifestations sportives a réuni magistrats, juristes et experts du secteur.
Portée par l’Agence sénégalaise de la propriété intellectuelle et de l’innovation technologique, en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle et le Réseau des magistrats de la propriété intellectuelle, cette rencontre vise à renforcer les capacités des professionnels du droit face aux enjeux croissants de protection des actifs immatériels dans le sport.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le Secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, Seydina Aboubakar Sedikh Ndiaye, a insisté sur la nécessité d’un encadrement rigoureux de l’utilisation des marques, logos et symboles liés aux compétitions sportives. « Le sport est désormais une industrie globale, génératrice de valeur, qui impose une vigilance accrue en matière de protection juridique », a-t-il souligné.
Dans cette dynamique, il a rappelé les priorités stratégiques du gouvernement en matière d’innovation, de création et de valorisation des brevets, en lien avec le Référentiel 2050, qui fait des services à forte valeur ajoutée un levier majeur de croissance.
Au-delà des échanges techniques, l’atelier se veut aussi un espace de convergence entre acteurs institutionnels et praticiens du droit, appelés à jouer un rôle clé dans la sécurisation juridique des JOJ. Pendant trois jours, les participants planchent sur les mécanismes de prévention et de règlement des litiges liés à l’exploitation commerciale des droits sportifs.
Clin d’œil à l’événement à venir, la mascotte officielle des JOJ a fait une apparition remarquée lors de la cérémonie, incarnant l’esprit olympique qui s’apprête à investir Dakar en octobre 2026. Un symbole fort, à l’image des enjeux juridiques et économiques que le pays entend maîtriser en amont de ce rendez-vous mondial.
