Le journaliste-essayiste René Capain Bassène a recouvré la liberté ce mercredi 27 mai 2026 après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle accordée par le président de la République Bassirou Diomaye Faye. Il quitte ainsi la prison après plus de huit années passées en détention dans le cadre du dossier de la tuerie de Boffa-Bayotte.
Arrêté en janvier 2018, René Capain Bassène était le dernier détenu encore emprisonné dans cette affaire qui avait profondément marqué la Casamance. Le 6 janvier 2018, quatorze coupeurs de bois avaient été tués dans la forêt de Boffa-Bayotte, près de la frontière avec la Guinée-Bissau, dans une attaque sanglante qui avait suscité une vive émotion à travers le pays.
Journaliste et auteur de plusieurs ouvrages consacrés au conflit casamançais, René Capain Bassène avait été poursuivi pour complicité d’assassinat, participation à un mouvement insurrectionnel et plusieurs autres chefs d’inculpation. En 2022, il avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Une peine confirmée en appel en août 2024.
Tout au long de la procédure judiciaire, l’essayiste n’a cessé de clamer son innocence. En avril 2025, affaibli par la maladie et dénonçant une profonde injustice, il avait entamé une grève de la faim illimitée pour protester contre ses conditions de détention et réclamer sa libération.
Sa situation avait progressivement suscité une forte mobilisation. Des organisations de défense des droits humains, des associations de presse nationales et internationales ainsi que plusieurs acteurs de la société civile avaient multiplié les appels en faveur d’une grâce présidentielle.
