PARTI SOCIALISTE : « PERSONNE NE PEUT DÉMETTRE AMINATA MBENGUE NDIAYE SANS CONGRÈS », AFFIRME LOUIS THOMAS CISS

Le professeur Louis Thomas Ciss, secrétaire général des coordinations du Parti socialiste (PS) dans le département de Thiès, est revenu sur les incidents survenus à la Maison du Parti à Colobane, affirmant que, malgré les perturbations, la réunion des responsables socialistes a finalement pu se tenir au domicile de la secrétaire générale du parti, Aminata Mbengue Ndiaye.

Invité de l’émission En Vérité, il a expliqué que la rencontre avait été convoquée par la direction du PS afin de présenter aux secrétaires généraux des coordinations régionales les conclusions de la commission chargée de la relance du parti.

Selon lui, les participants étaient déjà présents sur les lieux et avaient reçu leurs badges lorsque la situation a dégénéré. « Nous avons constaté une forte affluence et, peu après, des gaz lacrymogènes ont commencé à envahir la salle. En sortant, nous avons vu des affrontements. Notre camarade Kadialy Gassama a même été agressé », a-t-il déclaré.

Louis Thomas Ciss a indiqué qu’informée des incidents, Aminata Mbengue Ndiaye s’est rendue à la Maison du Parti, mais qu’elle aurait été empêchée d’y accéder par un groupe de personnes. Afin d’éviter toute escalade, elle aurait alors demandé aux responsables socialistes de tenir la réunion à son domicile, où les échanges se sont finalement déroulés.

Interrogé sur les causes profondes de cette nouvelle crise interne, le responsable socialiste a défendu la légitimité de l’actuelle secrétaire générale. Il rappelle qu’après le décès d’Ousmane Tanor Dieng, les textes du parti prévoyaient que son successeur désigné assure la continuité de la direction, rôle qui revient, selon lui, à Aminata Mbengue Ndiaye.

« Personne ne peut la démettre tant qu’il n’y a pas de congrès », a-t-il soutenu, estimant que les retards dans l’organisation de cette instance s’expliquent par plusieurs circonstances, notamment la pandémie de Covid-19 et les événements politiques ayant précédé l’élection présidentielle de 2024.

Pour Louis Thomas Ciss, la réunion de Dakar n’avait pas vocation à prendre des décisions engageant le parti, mais uniquement à informer les responsables des travaux de la commission de relance en vue de la préparation d’un congrès extraordinaire destiné à définir l’avenir du Parti socialiste.