L’ancienne ministre des Mines, Aïssatou Sophie Gladima, bénéficie d’une liberté provisoire sous surveillance électronique dans le cadre de la procédure judiciaire liée à la gestion des fonds destinés à la riposte contre la Covid-19. Selon L’Observateur, elle sera jugée à partir du 22 juillet 2026.
La décision a été prise par une ordonnance signée le 7 juillet 2026 par le premier président de la Cour suprême, Mahamadou Mansour Faye, autorisant sa remise en liberté tout en lui imposant le port d’un bracelet électronique.
L’ancienne ministre avait été placée sous mandat de dépôt le 21 mai 2025. Elle est poursuivie pour détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux, à la suite des révélations du rapport de la Cour des comptes sur la gestion du Fonds Force Covid-19.
Au cœur du dossier figure l’utilisation d’une enveloppe d’environ un milliard de francs CFA allouée au ministère des Mines dans le cadre de la pandémie. Lors de son audition, l’ancien directeur de l’Administration générale et de l’Équipement (DAGE), Alassane Diallo, actuellement en fuite à l’étranger selon les autorités judiciaires, avait indiqué que ces fonds avaient été engagés sur instruction de l’ancienne ministre.
L’enquête s’intéresse notamment au financement d’un centre gravimétrique à Kédougou, destiné à soutenir les orpailleurs affectés par la crise sanitaire. D’après les éléments du dossier, le projet n’aurait jamais été réalisé malgré le décaissement des fonds. Le marché, attribué à la Société commerciale du groupe Issa (SCGI), aurait notamment donné lieu à un paiement de 73,2 millions de francs CFA sur la base d’une déclaration sur l’honneur et d’une facture, sans garantie de l’exécution effective des travaux.
Tout en bénéficiant désormais d’une liberté provisoire sous bracelet électronique, Aïssatou Sophie Gladima continue de contester les faits qui lui sont reprochés et affirme son innocence. Son procès devant la Haute Cour de justice est attendu à partir du 22 juillet 2026.
