DU BUDGET AUX RÉSULTATS : L’ASSEMBLÉE NATIONALE RENFORCE SON CONTRÔLE DES POLITIQUES PUBLIQUES

L’Assemblée nationale a ouvert, ce mercredi, un atelier consacré à la revue semestrielle sur le suivi des politiques publiques. Organisée par la Direction des Services de Planification, de Contrôle et d’Évaluation des Politiques publiques (DSPCEPP), la rencontre réunit les Cellules d’Étude, de Planification et de Suivi-Évaluation (CEPSE) des ministères sectoriels, ainsi que les services techniques de l’institution parlementaire et des structures partenaires.

L’atelier constitue un cadre de dialogue entre le Parlement et les départements ministériels sur l’exécution des politiques publiques. Une soixantaine de participants prennent part aux travaux, qui portent notamment sur le suivi de la performance des programmes publics et la préparation de la prochaine session budgétaire.

Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du président de l’Assemblée nationale, la directrice de Cabinet, Mary Rose Khady Fatou Faye, a insisté sur l’importance de cette démarche dans le processus de modernisation du travail parlementaire. Elle a notamment mis en avant la nécessité de renforcer les capacités de l’Assemblée nationale à exercer ses missions constitutionnelles de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques.

Les travaux doivent permettre de consolider les données contenues dans les Rapports annuels de Performance (RAP) 2025 et d’examiner le niveau d’exécution budgétaire, financière et physique des projets et programmes en cours en 2026. Les participants se pencheront également sur les indicateurs de performance inscrits dans les Projets annuels de Performance (PAP) 2026.

Au-delà de l’analyse des données, la revue vise à améliorer la circulation de l’information entre les ministères sectoriels et l’Assemblée nationale. L’objectif est notamment de disposer d’éléments plus fiables et plus actualisés pour éclairer le travail des députés lors du contrôle de l’action publique et des débats budgétaires.

À travers cette initiative, l’Assemblée nationale entend ainsi consolider le dialogue technique avec l’administration et inscrire davantage son action dans une logique de performance, de transparence et de redevabilité dans la gestion publique.