Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, s’est entretenu mardi à Washington avec la Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva. Cette rencontre intervient deux semaines après la conclusion d’un accord technique entre le Sénégal et l’institution financière internationale sur un nouveau programme triennal soutenu par la Facilité élargie de crédit.
En présence du ministre chargé de l’Économie et des Finances ainsi que de la délégation ministérielle qui l’accompagne, le Chef de l’État et la dirigeante du FMI ont fait le point sur les avancées enregistrées dans les discussions entre Dakar et l’institution de Bretton Woods.
Les deux parties ont salué le travail accompli par les équipes sénégalaises et celles du FMI, qui a permis d’aboutir, le 1er septembre dernier, à un accord technique sur un nouveau programme destiné notamment à renforcer la gestion des finances publiques, la soutenabilité de la dette et les conditions d’une croissance durable.
Une coopération appelée à entrer dans une nouvelle phase
Le Président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé la volonté du Sénégal de poursuivre les réformes engagées en matière de gestion budgétaire et financière. Celles-ci portent notamment sur l’amélioration de la mobilisation des recettes, la maîtrise des dépenses publiques, la gestion de la dette et l’amélioration de l’environnement des affaires.
L’objectif est désormais de franchir rapidement l’étape de l’approbation du programme par le Conseil d’administration du FMI. Cette échéance doit permettre de consolider la dynamique née de l’accord technique et de contribuer à répondre aux contraintes de liquidité auxquelles le pays est confronté.
Au cours de l’entretien, le Chef de l’État a également souligné l’importance de la coopération entre le Sénégal et le FMI, engagée depuis l’adhésion du pays aux institutions de Bretton Woods en 1963.
La protection des populations au cœur du programme
Le Gouvernement entend toutefois inscrire l’assainissement des finances publiques dans une démarche prenant en compte les impératifs sociaux. Le Président de la République a ainsi insisté sur la nécessité de préserver les populations les plus vulnérables dans la mise en œuvre des réformes.
Dans cette perspective, le programme prévoit notamment le renforcement du dispositif national de bourses de sécurité familiale, la préservation des bourses destinées aux étudiants et la consolidation de la couverture maladie universelle.
La réforme des subventions à l’énergie devra, pour sa part, être menée de manière progressive et mieux ciblée, afin de concentrer davantage l’effort public sur les ménages qui en ont le plus besoin.
Les entreprises et l’investissement au centre des priorités
Le secteur privé occupe également une place importante dans le nouveau cadre de coopération. Le plan d’apurement des arriérés dus aux entreprises privées doit contribuer à améliorer leur trésorerie, à préserver les emplois et à favoriser la reprise de l’investissement.
Le Gouvernement entend parallèlement poursuivre les projets considérés comme stratégiques et prioritaires, dans le respect des impératifs liés à la soutenabilité de la dette.
À travers ces différentes mesures, l’exécutif ambitionne de créer les conditions d’une croissance plus forte et inclusive, capable de générer davantage d’emplois, notamment pour les jeunes.
De Washington à Abu Dhabi
Cette rencontre avec la Directrice générale du FMI constitue l’une des principales étapes de la mission du Président de la République aux États-Unis. Durant trois jours, Bassirou Diomaye Faye a notamment rencontré des représentants du secteur privé américain ainsi que des responsables de la Banque mondiale et du FMI.
À l’issue de son séjour à Washington, le Chef de l’État a quitté la capitale américaine mardi en direction d’Abu Dhabi. Il doit y être reçu jeudi par le Président des Émirats arabes unis, Son Altesse Cheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyan.
