Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé que l’accès à des soins de santé de qualité demeure une préoccupation majeure pour les populations, appelant à des réformes structurelles pour améliorer durablement le système sanitaire.
Lors du Conseil des ministres, le Chef de l’État a demandé au Gouvernement d’engager une revue sociale approfondie afin d’assurer une meilleure gestion des ressources humaines en santé et de garantir un fonctionnement optimal des établissements sanitaires à travers le pays.
Dans cette dynamique, il a insisté sur l’urgence d’accélérer l’adoption d’une nouvelle carte sanitaire nationale. Celle-ci devra permettre un maillage équilibré du territoire en infrastructures de santé, intégrant des personnels qualifiés, des services adaptés et des plateaux techniques performants. Il a également appelé à finaliser, lancer et mettre en service les nouvelles structures de santé en cours de réalisation.
Le Président a, en outre, instruit la préparation d’un plan spécial de formation et de renforcement des capacités du personnel de santé, sous la supervision du Premier ministre. Ce programme devra inclure la modernisation des facultés, instituts et écoles de formation, en tenant compte notamment de l’application du système LMD.
Par ailleurs, le Chef de l’État a souligné l’urgence de finaliser la réforme des établissements publics de santé afin d’instaurer une gouvernance exemplaire, tant sur les plans médical, administratif que financier. Il a également demandé au ministre de la Santé de diligenter l’adoption du Code de la Santé, de réorienter le système vers la prévention et l’hygiène publique, et de renforcer les moyens du Service national d’Hygiène.
Dans cette perspective, des concertations nationales inclusives sur la prévention médicale et l’hygiène publique devront être organisées avant fin septembre 2026.
Le Président a appelé à une réflexion stratégique sur la gouvernance de la Couverture sanitaire universelle (CSU) et sur les mécanismes de financement durable du système de santé. Il a également insisté sur la nécessité de suivre de près le secteur pharmaceutique et de promouvoir la souveraineté du Sénégal dans ce domaine.
