FINANCES PUBLIQUES : LE SÉNÉGAL BOUCLE 2025 SUR UNE CROISSANCE SOLIDE ET UN DÉFICIT MAÎTRISÉ

Le ministère des Finances et du Budget a publié le rapport trimestriel d’exécution budgétaire arrêté au 31 décembre 2025, mettant en lumière une gestion globalement maîtrisée des finances publiques et une dynamique économique soutenue.

L’année 2025 a été marquée par une croissance du PIB réel de 6,7 %, portée notamment par le démarrage du projet gazier GTA, la montée en puissance du champ pétrolier de Sangomar et les performances du secteur agricole. Dans le même temps, l’inflation a été contenue à 1,4 %, grâce à la baisse des prix internationaux et aux mesures de soutien de l’État.

Sur le plan budgétaire, les recettes ont atteint 4 477,1 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 98,8 % des objectifs. Les recettes fiscales ont progressé de 10,3 % pour s’établir à 4 087,4 milliards de FCFA, tirées notamment par l’impôt sur les sociétés. Les recettes non fiscales ont fortement augmenté (+55,7 %), atteignant 287,4 milliards de FCFA, en lien avec les premières retombées de l’exploitation des hydrocarbures. En revanche, les dons extérieurs sont restés en deçà des prévisions, avec un taux de réalisation de 60,2 %.

Les dépenses publiques se sont élevées à 5 864,6 milliards de FCFA, dominées par la masse salariale (1 454,1 milliards) et les transferts courants (1 456,0 milliards), dont une part importante consacrée aux subventions du secteur de l’énergie. Les charges liées à la dette ont atteint 1 088,1 milliards de FCFA, tandis que les investissements publics ont été exécutés à hauteur de 1 471,8 milliards de FCFA, soit 78,4 % des prévisions.

Le déficit budgétaire a été contenu à 1 387,5 milliards de FCFA, représentant 6,44 % du PIB, en amélioration par rapport à la cible initiale. Parallèlement, l’État a poursuivi l’apurement de ses arriérés, avec 474 milliards de FCFA réglés, soit un taux de réalisation de 94,6 %.

Pour 2026, les autorités visent une consolidation budgétaire avec un objectif de déficit ramené à 5,4 % du PIB. Cette trajectoire repose sur le renforcement de la mobilisation des recettes, la rationalisation des dépenses et une meilleure exécution des investissements, dans le cadre du Plan de redressement économique et social.