HIVERNAGE 2026 : DES PLUIES TARDIVES ET DÉFICITAIRES AVEC DES RISQUES D’INONDATIONS EN OCTOBRE

L’ANACIM annonce une saison des pluies 2026 marquée par un démarrage tardif, un déficit pluviométrique et des précipitations prolongées jusqu’en octobre, avec des risques d’événements extrêmes.

La saison des pluies 2026 s’annonce particulièrement atypique au Sénégal. L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a alerté, mercredi à Dakar, sur un hivernage à la fois déficitaire et tardif, avec des pluies qui pourraient se prolonger de manière inhabituelle jusqu’au mois d’octobre.

Selon le directeur de la météorologie à l’ANACIM, Oumar Konté, les premières tendances indiquent une pluviométrie en dessous des normales dès la première partie de la saison, qui s’étend de mai à juillet. « Au Sénégal, on s’attend, pour la première partie de la saison, à des pluies déficitaires », a-t-il déclaré lors d’un atelier consacré aux prévisions climatiques.

Cette situation devrait se traduire par une installation tardive de l’hivernage, accompagnée de longues pauses sèches susceptibles de provoquer des faux départs. « On s’attend à un début un peu tardif, avec des risques de longues pauses sèches », a précisé l’ingénieur agrométéorologue, appelant à une vigilance accrue face à ces signaux.

Une amélioration progressive est toutefois attendue à partir du mois d’août. « Il y aura un léger mieux », a indiqué Oumar Konté, expliquant que le renforcement de la chaleur à cette période pourrait favoriser une reprise des précipitations. Cette dynamique devrait se poursuivre jusqu’en octobre, confirmant un décalage du calendrier habituel de l’hivernage.

Malgré cette reprise, les cumuls pluviométriques resteront globalement déficitaires sur l’ensemble de la saison. Plus préoccupant encore, la concentration des pluies sur une période plus courte pourrait engendrer des phénomènes extrêmes. « Il pourrait y avoir des événements extrêmes, des pluies intenses qui pourraient causer des inondations », a averti le responsable de la météorologie.

Dans ce contexte, les autorités et les populations sont appelées à anticiper davantage les risques, notamment en matière de prévention des inondations et d’adaptation des activités agricoles. Cette saison 2026, annoncée sous tension, met une nouvelle fois à l’épreuve les capacités de résilience face aux aléas climatiques.