Face aux préoccupations persistantes liées au coût de la vie, le gouvernement entend poursuivre les discussions avec les différents acteurs des filières afin de contenir la hausse des prix de certains produits de grande consommation. Invité à se prononcer sur la situation des prix, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Guèye Diop, a annoncé, lors de son passage dans l’émission « En Vérité » de RSI, de nouvelles mesures concernant notamment la viande et les produits maraîchers.
Parmi les principales annonces figure le prochain encadrement des prix de la viande. Selon le ministre, un accord a été trouvé avec les acteurs de la filière afin de parvenir à une maîtrise des prix malgré les contraintes qui affectent actuellement l’approvisionnement régional.
« Nous avons conclu avec les différents acteurs de bloquer aussi les prix de la viande », a indiqué Dr Serigne Guèye Diop, précisant qu’un arrêté devrait être publié dans les prochains jours pour officialiser cette mesure.
Un accord avec les acteurs de la filière viande
Le ministre a souligné que les discussions ont notamment réuni les chevillards et les autres professionnels concernés. L’objectif affiché est de rechercher un compromis permettant de limiter la pression exercée sur les ménages par la hausse du coût des produits alimentaires.
Cette démarche intervient dans un contexte régional marqué par des difficultés d’approvisionnement et par la situation au Mali, qui peut avoir des répercussions sur les circuits commerciaux et l’approvisionnement du marché sénégalais.
Pour les autorités, l’enjeu consiste donc à concilier les réalités économiques auxquelles sont confrontés les professionnels avec la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.
La publication prochaine de l’arrêté devrait permettre de donner un cadre réglementaire à l’accord conclu avec les acteurs de la filière.
Les légumes : une situation jugée transitoire
S’agissant des légumes, Dr Serigne Guèye Diop a appelé à replacer la hausse actuelle des prix dans son contexte saisonnier.
Le ministre a expliqué que les produits maraîchers concernés ne font pas partie, à ce stade, des produits dont les prix sont homologués. Il a notamment cité les choux et d’autres légumes dont les prix connaissent actuellement des niveaux élevés.
« C’est une période transitoire », a-t-il fait valoir, annonçant que le gouvernement examine différentes options pour répondre à la situation.
Parmi les pistes envisagées figure notamment l’autorisation, pendant une période limitée, de certaines importations de légumes dont les prix connaissent les plus fortes tensions.
L’objectif serait de renforcer temporairement l’offre disponible sur le marché et, par conséquent, de contribuer à atténuer la pression sur les prix.
Deux mois pour retrouver une situation plus favorable
Le ministre a toutefois insisté sur le caractère temporaire de la situation. Selon lui, la période actuelle correspond à une phase de transition entre deux cycles de production maraîchère.
Dr Serigne Guèye Diop mise ainsi sur l’arrivée de la prochaine campagne agricole pour favoriser une amélioration de l’approvisionnement et un retour progressif des prix à des niveaux plus accessibles.
« Dans deux mois, incha’Allah, vous allez voir avec la campagne agricole maraîchère, les prix vont revenir à la normale », a-t-il déclaré.
Cette perspective repose sur l’hypothèse d’une augmentation de l’offre issue de la production locale au cours de la prochaine campagne. En attendant, le gouvernement étudie la possibilité d’intervenir sur les mécanismes d’approvisionnement afin de limiter les tensions sur certains produits.
