Plusieurs organisations de défense des droits humains ont exprimé leur vive inquiétude face à la recrudescence des violences dans les universités publiques sénégalaises, particulièrement après les événements survenus à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.
Dans un communiqué conjoint, Article 19 Sénégal/Afrique de l’Ouest, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), AfrikaJom Center, la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH) et Amnesty International Sénégal condamnent fermement l’intervention policière du lundi 9 février 2026 sur le campus de l’UCAD. Selon ces organisations, l’usage disproportionné de la force par les forces de sécurité a conduit au décès de l’étudiant en médecine Abdoulaye Ba, ainsi qu’à de nombreux blessés.
Les signataires exigent l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante, impartiale et transparente afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame. Ils appellent également à ce que les responsabilités soient établies et que les auteurs présumés soient traduits en justice dans le cadre d’un procès équitable, conformément aux principes de l’État de droit.
Par ailleurs, les organisations de défense des droits humains demandent le retrait des forces de sécurité des espaces universitaires, la libération des étudiants interpellés, ainsi que le respect strict des franchises universitaires, telles que prévues par la loi n°94-79 du 24 novembre 1994.
Elles exhortent l’État du Sénégal à engager des concertations inclusives avec l’ensemble des parties prenantes sur la réforme envisagée de l’attribution et du paiement des bourses, estimant que le dialogue reste la seule voie durable pour prévenir de nouvelles tensions au sein des universités.
