Le Sénégal entend faire de ses ressources pétrolières et gazières un moteur de transformation économique. C’est le message porté par le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, lors de l’ouverture de l’African Energy Week 2026, organisée autour du thème : « L’avenir énergétique de l’Afrique : des ressources à la prospérité ».
Dans son discours inaugural, le ministre a plaidé pour une meilleure valorisation des ressources naturelles du continent, afin qu’elles contribuent davantage à la souveraineté énergétique, au développement industriel et à la création d’emplois. Pour le Sénégal, cette ambition s’inscrit dans la Vision Sénégal 2050, qui place la transformation économique et la valorisation des ressources nationales au cœur des priorités de développement.
Du pétrole et du gaz à la création de valeur locale
Pour illustrer cette orientation, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf s’est appuyé sur les projets pétroliers et gaziers de Sangomar et de Grand Tortue Ahmeyim (GTA), ainsi que sur les perspectives liées au projet gazier Yakaar-Teranga.
L’enjeu, selon l’orientation défendue par le gouvernement, est de convertir ces ressources en retombées concrètes pour l’économie nationale. Il s’agit notamment de favoriser la disponibilité de l’électricité, le développement des infrastructures et la production de biens et de services à plus forte valeur ajoutée locale.
Cette approche repose notamment sur deux stratégies : le « Gas-to-Power », qui vise à utiliser le gaz naturel pour produire de l’électricité, et le « Gas-to-Industry », destiné à favoriser son utilisation dans les activités industrielles.
Ces deux orientations doivent contribuer à renforcer la sécurité énergétique du Sénégal, à améliorer la compétitivité du coût de l’électricité et à soutenir l’industrialisation. Leur mise en œuvre constitue ainsi un enjeu pour la capacité du pays à tirer profit de ses ressources au-delà de leur seule extraction.
L’accès universel à l’électricité visé pour 2029
Au cours de son intervention, le ministre a également réaffirmé l’objectif du Sénégal d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici à 2029.
Cet engagement place l’extension de la couverture électrique parmi les enjeux associés à la politique énergétique nationale. Il implique notamment de poursuivre les efforts pour améliorer l’accès des populations à l’électricité, tout en répondant aux besoins des activités économiques et industrielles.
La réalisation de cet objectif devra accompagner la montée en puissance des projets énergétiques et leur articulation avec les priorités de développement du pays.
Le Sénégal mise sur les partenariats et le contenu local
Le ministre a, par ailleurs, réaffirmé l’ouverture du Sénégal aux investisseurs et aux partenaires au développement. Il a toutefois mis en avant des conditions jugées essentielles à ces partenariats : le transfert de technologies, le développement du contenu local et la création de valeur sur le territoire national.
Cette orientation vise à favoriser une participation accrue des entreprises et des compétences sénégalaises aux activités liées au secteur énergétique, ainsi qu’aux opportunités économiques générées par les projets pétroliers et gaziers.
Dans cette dynamique, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf a invité les investisseurs et les partenaires internationaux à prendre part à la Conférence MSGBC, prévue à Dakar du 1er au 3 décembre 2026.
Ce rendez-vous doit permettre de poursuivre les échanges autour des opportunités énergétiques du bassin MSGBC, qui regroupe notamment la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée.
