RÉFORME DU CODE ÉLECTORAL : BASSIROU DIOMAYE FAYE RENVOIE LA LOI EN SECONDE LECTURE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a saisi l’Assemblée nationale pour une seconde lecture de la proposition de loi modifiant les articles L.29 et L.30 du Code électoral, relançant un dossier déjà au cœur de fortes tensions politiques et parlementaires. Adopté le mardi 28 avril 2026 par les députés avec 128 voix pour, 11 contre et 2 abstentions, le texte avait été porté par la majorité parlementaire.

Selon la Présidence de la République, deux versions distinctes de la loi adoptée lui ont été transmises. Une situation qui a conduit le chef de l’État à renvoyer le texte devant les députés, conformément aux dispositions constitutionnelles encadrant la procédure législative.

Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a expliqué que la première version du texte comportait une erreur matérielle liée aux amendements introduits lors des débats parlementaires. Il a précisé qu’une version corrigée avait ensuite été transmise en concertation avec les services de la Présidence.

Cette nouvelle lecture intervient dans un contexte politique particulièrement sensible autour de la réforme du système électoral. Dès son adoption, la loi avait provoqué une levée de boucliers du groupe parlementaires Takku Wallu Sénégal et des députés dits « non-alignés ».

Dans un communiqué, ces derniers avaient dénoncé une réforme jugée « non consensuelle » et critiqué une procédure parlementaire qu’ils considèrent comme expéditive. Malgré leurs réserves, les députés, du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, avaient choisi de ne pas saisir le Conseil constitutionnel, préférant, selon leurs termes, « placer le Président de la République devant ses responsabilités institutionnelles ». Avec cette seconde lecture, le dossier retourne désormais devant les députés.