ANNÉE SCOLAIRE 2026-2027 : LE MINISTÈRE MISE SUR LE DIALOGUE SOCIAL ET LE DÉPLOIEMENT DE PLUS DE 8 400 ENSEIGNANTS

Le gouvernement veut prévenir les perturbations dans les écoles au cours de l’année scolaire 2026-2027. Entre les revendications liées à l’application des accords signés avec les syndicats et les besoins en personnel enseignant, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, mise sur le dialogue social et le renforcement des effectifs pour favoriser un démarrage normal des enseignements.

Le ministre rappelle que la rentrée scolaire se déroule en deux temps : celle des enseignants, fixée au 5 octobre, et celle des élèves, reportée au 12 octobre. Il fait état d’un taux de présence des enseignants « assez satisfaisant » lors de la première étape, sans toutefois préciser le chiffre actualisé. Cette mobilisation constitue, à ses yeux, un signal encourageant pour la reprise des cours.

Plus de 8 400 enseignants annoncés

Pour répondre au déficit de personnel, l’État prévoit de déployer plus de 8 400 enseignants au titre de la rentrée. Ce contingent regroupe notamment des enseignants issus du Centre régional de formation des maîtres (CREM), de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (FASTEF), de l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis et du recrutement spécial.

Moustapha Mamba Guirassy rappelle qu’un recrutement spécial de 2 000 enseignants avait été réalisé l’année précédente. Pour 2026, le gouvernement a engagé une nouvelle opération portant sur 2 527 enseignants afin de contribuer à combler le déficit constaté. Selon le ministre, leur déploiement devait être achevé dans les jours suivant son intervention.

Cet effort vise à renforcer les équipes pédagogiques et à permettre aux établissements de disposer des ressources humaines nécessaires. Le ministre le présente comme un investissement indispensable au fonctionnement de l’école, malgré les contraintes financières du pays.

Le dialogue social pour prévenir les grèves

La question des effectifs s’ajoute aux préoccupations exprimées par les syndicats, notamment sur les indemnités, les statuts et la signature de certains actes administratifs. Sur ces dossiers, le ministre affirme que les discussions se poursuivent avec les organisations syndicales, en particulier celles regroupées au sein du G7.

Il indique que les rencontres avec les partenaires sociaux se tiennent régulièrement au ministère et que certaines périodes ont donné lieu à deux réunions mensuelles. Un Conseil interministériel a également été consacré aux revendications des enseignants. Des avancées auraient été enregistrées sur plusieurs points, même si d’autres dossiers nécessitent, selon lui, une accélération.

Moustapha Mamba Guirassy considère les syndicats comme des partenaires de la transformation de l’école. Il juge leurs revendications légitimes et estime que la régularité des échanges permet de mieux suivre les engagements pris par l’État. Il reconnaît néanmoins que la situation budgétaire impose des contraintes.

Le ministre se dit ainsi confiant quant à la possibilité d’éviter de grandes perturbations au cours de l’année scolaire. Il compte sur la poursuite du dialogue, le respect des engagements et le renforcement des effectifs pour préserver la continuité des enseignements.

Pour Moustapha Mamba Guirassy, cet effort dépasse la seule gestion de la rentrée. Il s’inscrit dans les ambitions de transformation du pays portées par l’Agenda Sénégal 2050, qu’il estime indissociables de l’école et de la formation des jeunes.