Catégorie : INFRASTRUCTURES

  • LYCÉE SEYDINA LIMAMOU LAYE : L’EXCELLENCE À L’ÉPREUVE DU DÉFICIT D’ENSEIGNANTS

    LYCÉE SEYDINA LIMAMOU LAYE : L’EXCELLENCE À L’ÉPREUVE DU DÉFICIT D’ENSEIGNANTS

    Au lycée Seydina Limamou Laye, les nouvelles constructions ne suffisent pas à dissiper les inquiétudes. Alors que l’établissement s’apprête à renforcer sa capacité d’accueil avec de nouvelles salles de classe, des laboratoires et des espaces numériques, un autre problème se pose avec davantage d’acuité : le manque d’enseignants. « Nous avons perdu 25 professeurs partis…

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES : LE SÉNÉGAL RENFORCE LA FORMATION AUX MÉTIERS VERTS

    ÉNERGIES RENOUVELABLES : LE SÉNÉGAL RENFORCE LA FORMATION AUX MÉTIERS VERTS

    Le Sénégal renforce son dispositif de formation professionnelle dans les métiers liés à la transition énergétique. Le Green Energy Training Center (GETC) a été inauguré mercredi 28 octobre 2026, à la SODIDA, à Dakar, sous la présidence de Mamadou Camara Fall, secrétaire général du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique (MEFPT).…

  • PÉRIMÈTRES IRRIGUÉS VILLAGEOIS : LA SAED MISE SUR LE SOLAIRE POUR OPTIMISER L’IRRIGATION

    PÉRIMÈTRES IRRIGUÉS VILLAGEOIS : LA SAED MISE SUR LE SOLAIRE POUR OPTIMISER L’IRRIGATION

    La Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED) mène une mission de supervision des travaux de fourniture et d’installation d’équipements solaires dans les périmètres irrigués villageois (PIV) du département de Podor. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de production de riz irrigué dans la Vallée du fleuve Sénégal (PPRI-VFS). La mission porte sur les travaux confiés à l’entreprise SAHE SARL dans le cadre des sous-projets de Ndiawara, Fégina et Gamadji. Elle vise notamment à évaluer l’état d’avancement des installations, à assurer le suivi de l’exécution du marché et à vérifier la conformité des équipements aux exigences techniques définies par le projet. À travers cette opération, la SAED entend veiller à la qualité des infrastructures mises en place et au respect des prescriptions techniques prévues pour la solarisation des périmètres irrigués villageois. L’intégration de l’énergie solaire dans les systèmes d’irrigation représente un levier pour améliorer les conditions de production agricole dans la vallée du fleuve Sénégal. Elle devrait notamment contribuer à réduire la dépendance aux sources d’énergie conventionnelles et à mieux maîtriser les coûts d’exploitation des périmètres agricoles. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de modernisation des infrastructures hydroagricoles, avec pour objectif de renforcer les conditions de production rizicole dans la vallée. La mise en service effective des équipements solaires devra permettre d’apprécier les gains attendus en matière de coûts énergétiques et d’efficacité des systèmes d’irrigation.

  • HYDRAULIQUE RURALE : À THILOGNE, LES LIMITES DE LA GESTION COMMUNAUTAIRE RELANCENT LE DÉBAT SUR LA RÉFORME

    HYDRAULIQUE RURALE : À THILOGNE, LES LIMITES DE LA GESTION COMMUNAUTAIRE RELANCENT LE DÉBAT SUR LA RÉFORME

    La gestion communautaire des ouvrages hydrauliques montre ses limites à Thilogne, dans l’arrondissement d’Agnam Civol, département et région de Matam. Lors d’une réunion tenue le 19 octobre 2026 à la mairie, le président du comité ad hoc, Aboubacry Kane, a dressé un bilan préoccupant de l’exploitation des forages, marqué par le poids des factures d’électricité, les impayés et l’insuffisance des moyens techniques et financiers. Sur un montant de 1,6 million de francs CFA disponible en caisse, 1,2 million doit être consacré au règlement de la facture d’électricité de la Société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC), a indiqué Aboubacry Kane. Cette dépense absorbe ainsi l’essentiel des ressources disponibles, alors que plusieurs prestataires, notamment les conducteurs, les releveurs et les plombiers, attendent encore le paiement de leurs prestations. À ces contraintes financières s’ajoutent des difficultés techniques liées à l’entretien et à la réparation des équipements d’exploitation, notamment les pompes, les groupes électrogènes, les colonnes et les armoires de commande. Faute de compétences spécialisées et de budget suffisant, le comité peine à assurer durablement le fonctionnement des installations. Face à cette situation, son président a plaidé pour le transfert de la gestion des ouvrages à la Sénégalaise des eaux rurales (SDER). « Venez gérer nos forages car nous n’en pouvons plus », a-t-il lancé devant les autorités administratives, les services techniques et les élus locaux présents à la rencontre. Des divergences autour de la réforme Cette demande intervient dans un contexte de désaccord sur les modalités de gestion des ouvrages hydrauliques. Le maire de Thilogne, Mamadou Elimane Kane, s’est prononcé contre la réforme de l’hydraulique rurale, tout en reconnaissant les difficultés rencontrées par le dispositif actuel. Il a notamment défendu le maintien d’une gestion communautaire des forages, en association avec une structure de développement locale, avec la perspective d’un programme de solarisation des installations. Cette position a suscité une réaction du sous-préfet d’Agnam Civol, Babacar Diagne. Celui-ci a rappelé que la réforme de l’hydraulique rurale constitue une politique de l’État et fait l’objet d’instructions du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye. Il a ainsi invité les populations et les acteurs locaux à adhérer à sa mise en œuvre. Pour les autorités administratives et les services techniques, la professionnalisation de la gestion apparaît comme une condition essentielle à la pérennité des investissements réalisés dans le secteur. L’OFOR défend la professionnalisation du service Le chef de la Division patrimoine et gestion transitoire de l’Office des forages ruraux (OFOR), Ibrahima Diallo, a mis en avant les objectifs de la réforme, notamment l’amélioration de la continuité du service public de l’eau potable et le renforcement des capacités de gestion des ouvrages. Il a également rappelé que, dans les zones couvertes par une délégation de service public (DSP), les Associations des usagers des forages (ASUFOR) et les autres comités de gestion n’ont plus d’existence légale en tant que structures chargées de l’exploitation des ouvrages. L’OFOR, en sa qualité d’autorité délégante, assure le contrôle de l’exploitation des installations relevant de son patrimoine. Selon lui, l’État poursuit ses investissements dans le secteur à travers la réalisation de nouveaux forages, de châteaux d’eau, de réseaux de distribution et de branchements sociaux. Dans ce contexte, la gestion des ouvrages doit répondre à des exigences de compétence et de viabilité financière. Le chef de la Division régionale de l’hydraulique de Matam, Papa Ismaïla Ndoye, a pour sa part indiqué que Thilogne compte actuellement trois forages et que le réseau de distribution a été renouvelé grâce aux investissements de l’État, à travers l’OFOR. Il a estimé que ces équipements nécessitent une gestion professionnelle afin de préserver leur durabilité et leur bon fonctionnement. Tout en reconnaissant la contribution de la diaspora, il a souligné la place prépondérante de l’État dans le financement des infrastructures hydrauliques, au regard des données disponibles. La SDER appelée à renforcer la qualité du service Chargée de l’exploitation de plus de 800 forages dans les régions de Matam, Saint-Louis et Louga, selon son directeur technique, Al Ousseynou Bocoum, la SDER est appelée à assurer une meilleure qualité du service dans son périmètre d’intervention. Ses obligations portent notamment sur l’accueil et la prise en charge des préoccupations des usagers, le traitement de l’eau distribuée grâce à des unités de chloration, ainsi que la réparation des pannes et des fuites dans un délai maximal de 48 heures, selon les engagements présentés lors de la rencontre. L’intégration des ouvrages de Thilogne dans le dispositif de délégation de service public doit ainsi permettre de confier leur exploitation à un opérateur disposant des capacités techniques nécessaires. En clôture de la réunion, le sous-préfet Babacar Diagne a réaffirmé le caractère irréversible de la réforme de l’hydraulique rurale et son engagement à poursuivre les démarches pour intégrer l’ensemble des systèmes d’alimentation en eau potable (SAEP) de la commune dans la DSP Nord. Au-delà des divergences entre les acteurs locaux, la situation de Thilogne met en évidence un enjeu central de la réforme : concilier la continuité de l’accès à l’eau potable, la soutenabilité financière de l’exploitation et la préservation des investissements publics.

  • JOJ DAKAR 2026 : SEN’EAU RENFORCE SON DISPOSITIF POUR SÉCURISER L’ALIMENTATION EN EAU DES SITES

    JOJ DAKAR 2026 : SEN’EAU RENFORCE SON DISPOSITIF POUR SÉCURISER L’ALIMENTATION EN EAU DES SITES

    La préparation des JOJ Dakar 2026 ne concerne pas uniquement les infrastructures sportives. La sécurisation de l’approvisionnement en eau constitue également un enjeu important pour le bon déroulement de cette première édition organisée en Afrique. Dans cette perspective, SEN’EAU a engagé, depuis plusieurs mois, une série d’opérations techniques dans le cadre d’une convention tripartite avec…

  • JOJ DAKAR 2026 : 1 200 LAMPADAIRES SOLAIRES INSTALLÉS À SALY ET DIAMNIADIO

    JOJ DAKAR 2026 : 1 200 LAMPADAIRES SOLAIRES INSTALLÉS À SALY ET DIAMNIADIO

    L’éclairage public se renforce dans les sites devant accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. L’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) a procédé à l’installation de 1 200 lampadaires solaires répartis entre Saly et Diamniadio, pour un coût global de 1,5 milliard de francs CFA. L’annonce a été faite mardi par son directeur général, Thierno Alia Mbengue, à l’issue d’une visite des installations réalisées dans les deux localités. Selon le directeur général de l’ANER, ces équipements s’inscrivent dans le cadre des préparatifs de cette compétition internationale, prévue du 31 octobre au 13 novembre 2026. Il a indiqué que les travaux ont été réalisés en 25 jours, afin de renforcer l’éclairage des espaces publics et de contribuer à la sécurité des populations, des visiteurs et des délégations attendues pour cet événement olympique, le premier organisé sur le continent africain. À Diamniadio, une visite nocturne a également été effectuée par le délégué général, Me Moussa Diop, accompagné du directeur général de l’ANER et de représentants du Comité d’organisation des JOJ (COJOJ) Dakar 2026. Cette sortie de terrain visait à vérifier la qualité et le bon fonctionnement de l’éclairage public dans le pôle urbain. Les responsables ont notamment inspecté les grands axes, les abords des infrastructures sportives et les espaces publics, avec une attention particulière portée aux conditions de circulation et à la sécurité durant la nuit. Cette vérification doit permettre d’identifier les éventuels ajustements techniques nécessaires avant l’arrivée des délégations et des visiteurs. Un programme national de 303 000 lampadaires Au-delà des JOJ, ces réalisations s’inscrivent dans le Programme national d’éclairage public solaire lancé par l’État du Sénégal en 2019. D’après Thierno Alia Mbengue, la troisième phase de ce programme prévoit l’installation de 303 000 lampadaires solaires à l’échelle nationale, pour un investissement global estimé à près de 390 milliards de francs CFA. Le directeur général de l’ANER s’est félicité de l’état des équipements visités et a salué la mobilisation des équipes techniques, des entreprises chargées des travaux et des pouvoirs publics. Il a également assuré que des dispositions ont été prises pour garantir la maintenance des installations pendant les Jeux. Les marchés concernés prévoient notamment des pièces de rechange et un dispositif de suivi technique. À l’approche du rendez-vous olympique, l’éclairage public constitue ainsi l’un des volets des aménagements destinés à assurer le bon déroulement des JOJ Dakar 2026. L’enjeu sera désormais de maintenir les équipements opérationnels pendant toute la durée de la compétition et de pérenniser leur utilisation au bénéfice des populations après les Jeux.

  • THIÈS : L’EFFONDREMENT D’UN IMMEUBLE FAIT UN MORT ET DEUX BLESSÉS

    THIÈS : L’EFFONDREMENT D’UN IMMEUBLE FAIT UN MORT ET DEUX BLESSÉS

    Un drame s’est produit mardi 27 octobre à Thiès, où un immeuble en construction s’est effondré à proximité de la Brioche Dorée. Selon le ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, trois personnes ont été ensevelies sous les décombres. Deux ont été secourues vivantes et évacuées vers une structure sanitaire, tandis…

  • DIAMNIADIO : LE MINISTRE DETHIE FALL PROCÈDE À LA RÉCEPTION ET À L’OUVERTURE D’UN AUTOPONT AU-DESSUS DU TER

    DIAMNIADIO : LE MINISTRE DETHIE FALL PROCÈDE À LA RÉCEPTION ET À L’OUVERTURE D’UN AUTOPONT AU-DESSUS DU TER

    Sur instruction du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et à la suite de l’accélération des travaux ces derniers jours, le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a procédé ce mardi à la réception et à l’ouverture à la circulation d’un autopont au-dessus du Train express régional (TER), à Diamniadio. Cet ouvrage stratégique relie…

  • GRAND TRANSFERT D’EAU : L’ÉTAT DÉMENT TOUT ABANDON ET ANNONCE LES PREMIERS TRAVAUX AU LAC DE GUIERS AVANT FIN 2026

    GRAND TRANSFERT D’EAU : L’ÉTAT DÉMENT TOUT ABANDON ET ANNONCE LES PREMIERS TRAVAUX AU LAC DE GUIERS AVANT FIN 2026

    Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement veut mettre fin aux interrogations autour de l’avenir du Grand Transfert d’Eau. Dans un communiqué publié lundi 26 octobre 2026, il a démenti toute remise en cause de ce programme stratégique, après des déclarations relayées dans l’espace public, laissant croire que des projets majeurs avaient été retirés de…

  • UNIVERSITÉ DE THIÈS : 1 000 LITS ET UN RESTAURANT DE 1 000 PLACES RÉCEPTIONNÉS

    UNIVERSITÉ DE THIÈS : 1 000 LITS ET UN RESTAURANT DE 1 000 PLACES RÉCEPTIONNÉS

    Les conditions de vie sur le campus social de l’Université Iba Der Thiam de Thiès pourraient connaître une amélioration. Le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a procédé, ce jeudi, à la réception de nouvelles infrastructures destinées à renforcer l’hébergement, la restauration et la prise en charge sanitaire des étudiants. Le dispositif comprend des pavillons d’une capacité de 1 000 lits, un restaurant universitaire de 1 000 places ainsi qu’un complexe sociomédical. Ces équipements viennent répondre à des besoins longtemps exprimés par les pensionnaires de l’université, confrontés à une forte pression sur les capacités d’hébergement. La mise à disposition des pavillons était particulièrement attendue. Malgré l’achèvement des travaux depuis un certain temps, leur livraison avait tardé, provoquant plusieurs manifestations estudiantines. Les étudiants réclamaient l’ouverture des bâtiments face à la saturation du campus social. Président de la Conférence des amicales de l’UIDT, Baye Modou Dieng a salué l’aboutissement de cette revendication, tout en rappelant les difficultés rencontrées durant le mouvement. « Aujourd’hui, c’est une fête. C’est une fête parce que du sang a été versé, des cours perturbés et des journées de souffrance pour obtenir ces pavillons de 1 000 lits », a-t-il déclaré. Le responsable estudiantin a également mis en lumière les conséquences du manque de logements sur le parcours universitaire. Selon lui, certains étudiants ont été contraints d’abandonner leurs études, tandis que d’autres continuent de partager des chambres dans des conditions difficiles. « Dans une chambre, on y voit 15 étudiants ou plus dormir. Cela ne respecte pas les normes sanitaires », a-t-il déploré. Au-delà de l’hébergement, le restaurant universitaire et le complexe sociomédical doivent contribuer à améliorer les conditions de séjour des étudiants sur le campus. Baye Modou Dieng a toutefois appelé les pensionnaires à préserver ces infrastructures afin d’en assurer la durabilité. Pour sa part, le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a indiqué que des efforts avaient été accélérés pour finaliser les travaux et livrer les équipements attendus par la communauté universitaire.