Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a porté jeudi à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies un plaidoyer en faveur d’un multilatéralisme renouvelé, fondé sur la confiance, le respect du droit international et la responsabilité collective. Lors du débat général de la 81ᵉ session, le chef de l’État a particulièrement insisté sur l’urgence d’une réponse internationale aux conflits, avec une attention particulière accordée à la situation en Palestine.
Dans un contexte international marqué par la multiplication des foyers de tension, le Président Bassirou Diomaye Faye a placé la restauration de la confiance au cœur de son message. Une confiance qu’il considère aujourd’hui mise à l’épreuve aussi bien dans les relations entre États que dans les institutions internationales et dans la capacité du droit international à encadrer l’action collective.
« Le temps est venu de remettre cette promesse au cœur de l’action des Nations unies », a-t-il déclaré, rappelant la vocation première de l’Organisation : préserver les générations futures du fléau de la guerre et promouvoir le progrès économique et social pour tous.




La Palestine, une priorité du plaidoyer sénégalais
Cette exigence de paix a trouvé une expression particulière dans la position défendue par le chef de l’État sur la question palestinienne. Face à la poursuite des violences à Gaza et dans les territoires palestiniens occupés, Bassirou Diomaye Faye a dénoncé l’ampleur des souffrances humaines et appelé à une action internationale permettant de mettre un terme aux massacres et aux destructions.
Le Président sénégalais a réaffirmé avec force l’attachement du Sénégal à une solution politique fondée sur la coexistence de deux États. Il a ainsi défendu la création d’un État palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale, aux côtés d’Israël, dans des frontières sûres et internationalement reconnues.
Cette position s’inscrit dans la continuité de l’engagement diplomatique du Sénégal en faveur de la cause palestinienne et de son attachement au respect du droit international. À la tribune de l’ONU, le chef de l’État a ainsi fait de la question palestinienne l’un des marqueurs de son appel à restaurer la crédibilité et l’efficacité du système multilatéral.
Une voix sénégalaise engagée sur les enjeux de paix
Le plaidoyer présidentiel s’est également étendu aux autres crises qui affectent la stabilité internationale. De l’Ukraine au Soudan, en passant par Haïti et le Yémen, Bassirou Diomaye Faye a relevé la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans plusieurs régions du monde.
Cette multiplication des crises, a-t-il souligné, s’accompagne d’une fragilisation des mécanismes de désarmement et d’une montée de nouveaux risques liés aux technologies et à la militarisation de certains espaces.
Face à ces évolutions, le Président de la République a appelé à un « sursaut collectif », estimant que la paix ne peut être réduite à une aspiration mais doit être assumée comme une responsabilité partagée par l’ensemble de la communauté internationale.
Le Président de la République mobilise son mandat régional
Le message porté à New York prend également une dimension régionale particulière. En sa qualité de Président en exercice de la CEDEAO, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé sa détermination à contribuer aux efforts de paix et de sécurité en Afrique de l’Ouest, en collaboration avec l’Union africaine et les Nations unies.
La lutte contre le terrorisme figure au premier rang de cette responsabilité. Le chef de l’État a insisté sur le caractère transfrontalier du phénomène et sur la nécessité d’une réponse collective, tout en appelant la communauté internationale à ne pas abandonner le Sahel.
« Le Sahel ne doit pas être abandonné à son triste sort », a-t-il lancé, avertissant que la déstabilisation de cette région ne saurait être considérée comme une question strictement locale.
À travers cette intervention, le Président Bassirou Diomaye Faye a ainsi inscrit la voix du Sénégal dans les grands débats qui traversent le système international : défense du droit international, règlement pacifique des conflits, question palestinienne, lutte contre le terrorisme et renforcement du multilatéralisme.
À la tribune des Nations unies, le chef de l’État a surtout réaffirmé la vocation du Sénégal à porter, dans les enceintes internationales, un message de paix, de dialogue et de responsabilité collective, en faisant de la restauration de la confiance l’une des conditions essentielles d’un multilatéralisme renouvelé.
