ARTP : LE GOUVERNEMENT OUVRE LE RECRUTEMENT DU FUTUR DIRECTEUR GÉNÉRAL

Le gouvernement du Sénégal franchit une nouvelle étape dans la réforme de la gouvernance du secteur numérique. Après avoir recruté, par voie de compétition, les membres du Collège de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), l’État a officiellement lancé un appel à candidatures pour le poste de directeur général de l’institution.

L’annonce a été faite à travers un avis publié par le Bureau d’information et de communication du gouvernement. Le processus est ouvert à tous les citoyens sénégalais, dans le respect des principes de transparence, d’égalité des chances et de mérite.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de l’Agenda national de Transformation « Sénégal 2050 », qui érige les télécommunications, le numérique et les postes en piliers de la transformation économique et institutionnelle du pays. À travers le New Deal technologique, les autorités ambitionnent de positionner le Sénégal comme un acteur majeur de la révolution numérique en Afrique.

Selon le gouvernement, l’atteinte de ces objectifs passe par la mobilisation d’un capital humain hautement qualifié capable d’accompagner les profondes mutations technologiques en cours. La régulation est ainsi appelée à jouer un rôle déterminant pour garantir un développement équilibré et durable du secteur.

Conformément au Code des communications électroniques, issu de la loi n°2018-28 du 12 décembre 2018, l’ARTP est investie de missions stratégiques. Elle veille notamment au maintien d’une concurrence saine entre les opérateurs, à la protection des consommateurs et des usagers, à la gestion des ressources rares que constituent le spectre radioélectrique et la numérotation, ainsi qu’à l’élaboration du cadre réglementaire applicable aux télécommunications et aux postes.

Le futur directeur général devra ainsi disposer d’une solide expertise dans les domaines des télécommunications, du numérique ou des services postaux, avec une bonne connaissance des réalités nationales, sous-régionales et internationales. Le gouvernement attend également du candidat retenu une maîtrise des mécanismes de régulation ainsi qu’une compréhension approfondie des enjeux liés à la transformation numérique, à la cybersécurité, à la protection des données personnelles, à la souveraineté numérique et aux nouveaux modèles économiques du secteur.

Le poste est actuellement occupé par Dahirou Thiam, nommé le 30 mai 2024. L’ouverture de cet appel à candidatures traduit la volonté des autorités d’inscrire les nominations à la tête des institutions stratégiques dans une logique de compétition ouverte et de sélection fondée sur les compétences, en cohérence avec les ambitions portées par le New Deal technologique.