La question de l’insertion professionnelle des diplômés en langue arabe s’invite au cœur du débat national. La Délégation générale aux Affaires religieuses et à l’Insertion des diplômés en langue arabe de la Présidence de la République a organisé un atelier national consacré à la recherche de stratégies permettant de mieux valoriser les compétences de ces diplômés et de faciliter leur accès au marché du travail.
Présidée par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, M. Idrissa Samb, la cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs acteurs concernés par cette problématique. Parmi eux figuraient notamment l’ambassadeur de la République islamique d’Iran au Sénégal, S.E. M. Hassan Asgari, l’ambassadeur de la République du Soudan au Sénégal, S.E. M. Abdelghani Abdallah, ainsi que le délégué général aux Affaires religieuses et à l’Insertion des diplômés en langue arabe, le Professeur Djim Dramé.
La rencontre a également mobilisé des représentants des institutions publiques, des universités et établissements d’enseignement arabo-islamique, des associations de diplômés en langue arabe, du secteur privé et des familles religieuses. Une diversité d’acteurs appelée à contribuer à une réflexion concertée sur les difficultés d’insertion et les opportunités professionnelles offertes à cette catégorie de diplômés.
Identifier de nouveaux débouchés
Au-delà du constat des difficultés d’accès à l’emploi, les travaux de l’atelier ambitionnent d’ouvrir de nouvelles perspectives. Il s’agit notamment d’identifier les secteurs susceptibles d’offrir des opportunités d’emploi et d’entrepreneuriat aux diplômés en langue arabe, tout en recensant les compétences dont les entreprises et les administrations ont besoin.
La réflexion porte également sur les contraintes qui limitent leur insertion socioprofessionnelle. L’enjeu est ainsi de mieux faire correspondre les formations reçues avec les exigences du marché du travail, mais aussi de favoriser une meilleure connaissance des compétences et des profils de ces diplômés auprès des employeurs.
Cette démarche traduit la volonté de renforcer les passerelles entre le monde de la formation et celui de l’emploi, dans un contexte où l’insertion professionnelle des jeunes constitue un enjeu majeur des politiques publiques.
Vers une feuille de route nationale
L’atelier devrait déboucher sur l’élaboration d’une feuille de route destinée à structurer les actions en faveur de l’employabilité des diplômés en langue arabe. Celle-ci devrait notamment contribuer à mieux valoriser leurs compétences, à favoriser leur mise en relation avec les acteurs du marché du travail et à encourager leur orientation vers des secteurs porteurs.
À travers cette initiative, les pouvoirs publics entendent ainsi faire de la maîtrise de la langue arabe et des compétences acquises dans les filières arabo-islamiques de véritables leviers d’insertion professionnelle. Une approche qui vise, à terme, à élargir les perspectives d’emploi et d’entrepreneuriat pour les diplômés concernés et à mieux prendre en compte leur potentiel dans les politiques nationales d’emploi et de formation.
