Le Premier ministre sénégalais, Ahmadou Al Aminou Lo, a placé l’annonce de son gouvernement sous le signe de la continuité du projet présidentiel, du rassemblement national et de l’efficacité de l’action publique. Lors de sa déclaration officielle, le chef du gouvernement a insisté sur la primauté de l’intérêt supérieur de la Nation et sur la nécessité de mobiliser toutes les compétences pour accélérer la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050.
Nommé à la tête du gouvernement le 25 mars 2026, Ahmadou Al Aminou Lo a d’abord exprimé sa gratitude envers Dieu ainsi que sa reconnaissance au président de la République pour la confiance placée en lui. Face aux membres du nouvel exécutif et à l’opinion publique, il a expliqué que la composition de son équipe résultait d’un processus de concertation impliquant différentes parties prenantes, notamment Ousmane Sonko, présenté comme « le président du Pastef ».
Le Premier ministre a souligné que le chef de l’État demeure attaché au projet politique ayant conduit à son accession au pouvoir ainsi qu’à « l’esprit et à la lettre » de la Vision Sénégal 2050. Citant les orientations présidentielles, il a rappelé qu’« un homme d’État doit veiller à ce que la patrie et la République soient toujours au-dessus de toute considération partisane ».
Dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales et économiques, Ahmadou Al Aminou Lo a insisté sur l’urgence de traduire en actes les promesses d’un Sénégal « souverain, juste et prospère ». Selon lui, le nouveau gouvernement sera un « gouvernement de mission et d’obligation de résultat », reposant à la fois sur un socle politique et technocratique.
Le chef du gouvernement a également détaillé les principaux ajustements opérés dans l’architecture gouvernementale afin de renforcer la cohérence institutionnelle et l’efficacité de l’action publique. Parmi les changements majeurs figure la fusion du ministère des Finances et du Budget avec celui de l’Économie, du Plan et de la Coopération. Cette réorganisation a donné naissance au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, confié à Cheikh Diba. Deux ministres délégués ont été nommés pour accompagner ce département stratégique.
Autre réaménagement notable : les compétences liées à la communication ont été transférées vers un ministère dédié à la Communication et aux Relations avec les Institutions, dont le titulaire occupe également les fonctions de porte-parole du gouvernement avec un rang de ministre de plein exercice.
Le secteur extractif a lui aussi été réorganisé. Les attributions minières ont été retirées du ministère de l’Énergie et du Pétrole afin de créer un ministère autonome des Mines et de la Géologie. Une réforme qui, selon l’exécutif, vise à renforcer le suivi d’un secteur stratégique pour la transformation économique du pays.
Ahmadou Al Aminou Lo a par ailleurs assuré que ces réformes ne constituent pas une rupture politique. « Nous maintenons le cap », a-t-il affirmé, évoquant plutôt « un changement de méthode » fondé sur une meilleure coordination gouvernementale, la cohérence institutionnelle et l’efficacité dans l’exécution des politiques publiques.
Le Premier ministre a enfin insisté sur la nécessité de mobiliser toutes les compétences nationales, y compris celles de la diaspora sénégalaise, afin d’accompagner les réformes et d’accélérer l’atteinte des objectifs de développement. Citant un verset du Coran sur l’importance de la consultation dans la prise de décision, il a voulu donner le ton de son action gouvernementale : fidélité au projet présidentiel, culture du consensus et priorité accordée à l’intérêt national.
