Le Sénégal a franchi une nouvelle étape dans la mise en place de son dispositif national de lutte contre les changements climatiques avec la validation du rapport diagnostic sur la faisabilité de la future loi climat. L’atelier, organisé par le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, à travers la Direction du Changement climatique, de la Transition écologique et des Financements verts, a réuni l’ensemble des parties prenantes engagées dans la gouvernance climatique du pays.
Cette rencontre a mobilisé des représentants des administrations publiques, du Parlement, des collectivités territoriales, du secteur privé, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers autour des enjeux liés à la construction d’un cadre juridique national cohérent et adapté aux défis environnementaux.
Élaboré par le Laboratoire d’Études et de Recherche en Droit, Environnement et Santé sous la direction du professeur Ibrahima Ly, le rapport diagnostic dresse un état des lieux du cadre juridique et institutionnel de l’action climatique au Sénégal. Le document met en évidence plusieurs défis, notamment la dispersion des textes, les besoins en coordination institutionnelle et la nécessité de renforcer les mécanismes de financement climatique.
Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, le secrétaire général du département, Fodé Fall, a rappelé l’engagement des autorités sénégalaises à bâtir une réponse nationale ambitieuse face aux effets du changement climatique.
Il a souligné que les impacts liés aux inondations, à la sécheresse, à l’érosion côtière et à la dégradation des ressources naturelles imposent désormais une approche structurée, capable d’assurer une meilleure résilience des territoires et des populations.
Selon lui, la future loi climat constituera un cadre de référence pour renforcer la cohérence des politiques publiques, faciliter l’accès aux financements internationaux et accompagner la transition écologique engagée par le Sénégal.
Les échanges ont également porté sur le rôle du Comité national sur les changements climatiques, l’implication des collectivités territoriales, les mécanismes de transparence climatique ainsi que la prise en compte des questions de genre dans les politiques environnementales.
La représentante de la Banque mondiale, Arame Tall, a salué la qualité du processus participatif conduit par les autorités sénégalaises et encouragé la poursuite des travaux en vue d’une adoption de la loi avant novembre 2026. De son côté, le député Ousmane Cissé a insisté sur l’importance d’une appropriation parlementaire du futur texte afin de garantir son efficacité et sa durabilité institutionnelle.
Au terme des travaux, les participants ont validé le rapport diagnostic et formulé plusieurs recommandations destinées à accompagner la rédaction du projet de loi climat. Cette dynamique marque une avancée importante dans la volonté du Sénégal de consolider sa gouvernance environnementale et de renforcer sa résilience face aux défis climatiques et économiques.
