Les compétitions de Navétanes sont suspendues dans le département de Guédiawaye. Dans un arrêté daté du 21 octobre 2026, le préfet, Ahmadou Coumba Ndiaye, justifie cette mesure par la récurrence des violences et des agressions avant et après les matchs, la destruction de biens publics et privés ainsi que les menaces de troubles à l’ordre public.
Le document préfectoral fait également état de multiples plaintes de citoyens victimes de violences et s’appuie sur un rapport du Commissaire central de Guédiawaye daté du 21 octobre 2026. La suspension prend effet à compter de cette même date et reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision suscite toutefois l’opposition de l’Organisme départemental de coordination des activités de vacances (ODCAV) de Guédiawaye. Dans un communiqué publié le même jour, la structure condamne les actes de violence signalés, mais juge excessive la suspension de l’ensemble des compétitions, alors que la saison approche de son terme.
L’ODCAV plaide pour des sanctions ciblées
Pour l’organisme sportif, les agissements de certains individus ne devraient pas conduire à pénaliser l’ensemble des acteurs des Navétanes. Il estime qu’une réponse plus adaptée aurait consisté à identifier et sanctionner les auteurs des violences, tout en renforçant les dispositifs de sécurité autour des rencontres présentant des risques.
L’ODCAV met notamment en avant les conséquences de cette suspension sur les jeunes, les dirigeants et les bénévoles engagés dans les compétitions depuis plusieurs mois. Il considère que l’arrêt général des matchs compromet les efforts consentis durant la saison et pénalise indistinctement les différentes structures sportives du département.
Tout en réaffirmant son respect pour l’autorité administrative, l’organisme appelle ainsi à des mesures ciblées et concertées pour prévenir les incidents sans interrompre l’ensemble des compétitions.
Au-delà de cette divergence, le désaccord porte essentiellement sur la réponse à apporter aux violences entourant certaines rencontres. Si le préfet invoque la préservation de l’ordre public pour justifier la suspension, l’ODCAV estime qu’une approche ciblée permettrait de concilier les impératifs de sécurité et la poursuite des compétitions.
L’organisme maintient ainsi sa position : tolérance zéro face aux violences, mais opposition à une mesure générale qui fait supporter à l’ensemble du mouvement sportif les conséquences des actes de certains individus.
