La protection des droits humains en Afrique passe par l’application effective des textes et des décisions de justice. C’est le message porté par Me Moussa Sarr à l’ouverture de la 89e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), lundi à Dakar.
À cette occasion, il a insisté sur la nécessité pour les États de traduire leurs engagements en actions concrètes. « Une recommandation restée sans suite laisse la protection inachevée, et un arrêt non exécuté affaiblit la confiance des citoyens », a-t-il déclaré, soulignant les conséquences du non-respect des décisions rendues par les instances compétentes.
Me Moussa Sarr a également mis l’accent sur le rôle central de la justice dans la garantie des droits et des libertés. « Sans juridictions solides, les droits et libertés ne sont pas protégés », a-t-il rappelé, plaidant pour des institutions judiciaires capables d’assurer pleinement leur mission en toute indépendance.
Le ministre a enfin souligné que la protection des droits humains ne saurait se limiter aux libertés fondamentales. Elle doit également se traduire par un accès effectif à l’éducation, à la santé et à un emploi digne, notamment pour les jeunes.
