JUSTICE : Me MOUSSA SARR ENGAGE LE DIALOGUE AVEC LA SOCIÉTÉ CIVILE ET PLAIDE POUR UNE MEILLEURE PROTECTION DES LANCEURS D’ALERTE

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a lancé, mercredi 21 octobre 2026 à Dakar, la première journée annuelle de dialogue avec les organisations de la société civile. Cette initiative vise à renforcer la concertation autour des droits humains, de la démocratie et de la bonne gouvernance. À cette occasion, il a également insisté sur la nécessité d’assurer une protection effective des lanceurs d’alerte, dans le respect des droits des personnes mises en cause.

Le ministère de la Justice entend renforcer ses échanges avec les organisations de la société civile. C’est dans cette perspective que Me Moussa Sarr a procédé, mercredi 21 octobre 2026 à Dakar, au lancement de la première journée annuelle de dialogue avec ces organisations. Cette initiative vise à consolider la concertation sur des enjeux majeurs liés aux droits humains, à la démocratie et à la bonne gouvernance.

À cette occasion, le Garde des Sceaux a mis en avant le rôle de la société civile dans la défense des libertés et la protection des citoyens. Il a également souligné plusieurs défis auxquels le système judiciaire reste confronté, notamment l’amélioration de l’accès à la justice pour les personnes les plus démunies, la réduction des délais de traitement des affaires judiciaires ainsi que la lutte contre la corruption et l’impunité.

Pour assurer le suivi des échanges, un rapport annuel est prévu. Ce document devra permettre d’évaluer la mise en œuvre des recommandations formulées au cours des concertations et de mesurer les avancées enregistrées.

Lanceurs d’alerte : le ministre insiste sur une protection effective

Au-delà du dialogue avec la société civile, la protection des lanceurs d’alerte a également occupé une place importante dans les échanges. Me Moussa Sarr a plaidé pour un dispositif garantissant une protection effective des personnes qui signalent des faits susceptibles de porter atteinte à l’intérêt général.

Le Sénégal dispose déjà d’un cadre légal en la matière, à travers la loi n° 2025-14 du 4 septembre 2025. Ce texte prévoit deux voies de signalement : le recours à un référent interne ou la saisine directe de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC).

Le ministre a toutefois rappelé que la protection des lanceurs d’alerte doit s’accompagner du respect des droits des personnes mises en cause. Il a ainsi insisté sur la nécessité de distinguer les signalements effectués dans l’intérêt général des dénonciations motivées par des considérations personnelles.

« L’alerte sert l’intérêt général ; la délation sert une rancune ou un intérêt particulier », a-t-il déclaré.