L’ancien ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes entreprises, Moustapha Diop, a retrouvé la liberté ce mercredi 3 juin 2026 après plus d’une année passée en détention. La Commission d’instruction de la Haute Cour de justice a ordonné la mainlevée de son mandat de dépôt dans le cadre de la procédure liée à la gestion des Fonds Force Covid-19.
Déjà bénéficiaire d’une liberté provisoire depuis le 6 mai dernier dans l’affaire dite « Tabaski Ngom », l’ancien ministre demeurait toutefois incarcéré en raison des poursuites engagées contre lui dans le dossier des Fonds Covid. Cette situation appartient désormais au passé, après la décision rendue par la Commission d’instruction.
Selon son avocat, Me Babacar Cissé, cette mesure découle de l’application de l’article 140 du Code de procédure pénale. « Il était poursuivi initialement pour un préjudice estimé à 2,5 milliards de FCFA. Ce montant a été ramené à 120 millions de FCFA, correspondant à la valeur de 300 000 masques qui seraient restés introuvables », a expliqué la robe noire.
La liberté accordée à Moustapha Diop reste néanmoins encadrée par plusieurs obligations. Le maire de Louga devra notamment se présenter au greffe chaque premier lundi du mois pour y signer un registre de contrôle. Il est également tenu de déposer ses passeports et ne pourra quitter le territoire national sans l’autorisation préalable de la Commission d’instruction.
Dans cette affaire portant sur la gestion des fonds mobilisés dans le cadre de la riposte contre la pandémie de Covid-19, Moustapha Diop est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, concussion, corruption, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment de capitaux et complicité.
Avec cette nouvelle décision judiciaire, l’ancien ministre peut désormais suivre les procédures engagées contre lui en dehors de la prison, sous réserve du respect des conditions fixées par la justice.
